‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 255 sur 517 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ELIANTE, Madame de RAINVILLE.

Madame de RAINVILLE.

Vous parliez à mon fils? Je crois que votre ivresse N'enflammait point pour vous sa bizarre tendresse ; Et qu'assez fière enfin d'un rang moins élevé , Vous acceptez l'époux que je vous ai trouvé. Mais aux devoirs qu'on prend j'aime qu'on s'habitue: D'où vient paraissez-vous sans vous être vêtue Du présent qu'en habits Dorimont vous a fait ?

ÉLIANTE

Ce ridicule habit, vous voulez en effet Qu'il me plaise?

Madame de RAINVILLE.

Sans doute ; et même en ma présence Ne vous montrez qu'ainsi. Sortez.

ÉLIANTE

Ma complaisance Doit vous céder en tout, dans le moindre désir; Puisse-t-elle pour vous être un bien grand plaisir.

Il en faut convenir, je ne suis pas fâchée D'humilier l'orgueil dont elle est entichée.

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