‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 271 sur 517 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

D'HAUTEFARD, DORIMONT, É LIANT E , Madame de RAINVILLE, Le marquis D'ORCÉ.

D'HAUTEFARD.

Que veut dire?...

DORMONT.

Un fripon ! qui m'emprunte une somme, Qu'ensuite l'impudent s'approprie en brave homme; Sur ce qu'imprudemment.dans un moment d'humeur, J'en ai fait par écrit remise au chicaneur.

ÉLIANTE

Vous ne l'arrêtez pas? ce serait un convive!

Le marquis D'ORCE.

Votre scrupule est rare , et ce qui vous arrive Est de votre imprudence un juste châtiment: Plutôt que de plaider, perdre ainsi votre argent!

io8 l'original,

Certes, votre faiblesse, et pour cette canaille, Ainsi que vous voyez, mérite qifoïi vous raille; Mais elle annonce un cœur très- désintéressé, Et j*en veux pour ma part un bienfait mieux placé. Nous sommes près voisins ; au bout de votre terre, De deux tilleuls touffus l'ombre me fait la guerre ; Sans aucun préjudice, au bas de mon château , En voulez-vous 7 de grâce, abattre le rideau.

DORIMONT

Non; monsieur le marquis.

Le marquis D'ORCE.

Ce léger sacrifice Vous vaudrait, de ma part, un autre bon office. Nous vivrons en voisins.

DORIMONT

Non; monsieur le marquis.

Le marquis D'ORCÉ.

Les deux tilleuls a bas , au point de vue acquis , Entre nos murs déclos je fais faire un passage Qui rapproche entre nous le premier voisinage.

Non, monsieur le marquis; nous vivrons, s'il vous plaît, Vous chez vous, moi chez moi,sans toucher au bosquet.

Le marquis D'ORCÉ.

Et d'où vient?

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