ACTE IV j SCÈNE XIT. IQÏ
DORIMONT
Oh, parbleu ! je ne veux rien qui gène : Liberté' toute entière. On voit où cela mène!
Le makquis D'ORCÉ.
Refuser a la fois, promenade, agrément, Chasse , jeux, voisinage, avec entêtement, Pour un mince service! Un tel refus mVtonne.
ÉLTANTE.
Monsieur vous le refuse ; et moi , je vous le donne; Pour mon présent de noce !
D'HAUTEFARD.
Ah ! c'est parler cela!
Je ne vois pas moyen de vous tirer de là; Et, ce que femme veut , Dieu le veut d'ordinaire.
Madame de RAINVILLE, d Dorimont.
Votre consentement est ici ne'cessaire.
DORIMONT
Pour le passage , soit , les deux tilleuls à bas ; Mais sous condition qu'on n'en usera pas. Allons, allons, messieurs, et qu'à table on se range.
D'HAUTEFARD.
A table ! en voyez-vous ?
Madame de RAINVILLE.
Ouï. Quel caprice étrange!
DORMONT.
Vous en aliez avoir le divertissement
En un tour de baguette ; un vrai renversement
De toute la maison.
Le marquis D'ORCÉ.
Voyons la de'couverte.
Madame de RAINVILLE.
Allons donc.
DORIMONT
Attendez par cette trappe ouverte, Le dîner va monter.
( II frappe du pied , et se laisse tomber par l'ouverture. )
Madame de RAINVILLE.
Le voilà disparu i
(A Dorimont.)
Eles-vous mort?
DORIMONT
Messieurs , je vais être rendu A la salle à manger.
Le mabquis D'ORCÉ.
(A part.) Allons, sur ma parole,
J'espère bien aussi que jV joûrai mon rôle.
FIN DU QUATRIEME ACTE