JE GI1E
Trop tard pour appuyer le faix de mes douleurs.
THÉSÉE
Assez tôt pour tarir la source de vos pleurs. Jusque-là par vos soins conservez-lui le trône; Vivez , régnez vous-même en roi que rien n'étonne; Repoussez par le sceptre et le règne des lois Un pouvoir trop jaloux d'étendre ici ses droits. Plus de sang, de tribut levé sur cet empire ; Avec la liberté que ce peuple respire ; Et que l'humanité, digne objet de nos vœux , Annonce ici ses pas et marque un règne heureux. Et puis-je à mes avis joindre une autre prière? Hellénie à vos pieds traîne un destin vulgaire; Mais de vos ennemis ce sang si redouté N'est pas le plus à craindre et le plus respecté. Désarmé par l'attrait de ses vertus paisibles , Renoncez aux rigueurs de vos lois inflexibles.
34 THESEE.
MGÉE.
Ah ! que de mes bontés Jes bienfaits répandus Ne soient pas en effet plus long-temps attendus !
THÉSÉE
Oui, d'un si grand bienfait touché comme vous-même, Je veux vous entourer de tout ce qui vous aime , Et de vos tendres soins plus que vous inspiré, Vous rendre encor le fils que vous avez pleuré.
FIN DU SECOND ACTE