‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 283 sur 517 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

DORIMONT, ÉLIANTE, Madame de R AIN VILLE, CLITON, D'HAUTEFARD.

Eh bien donc! d'où vient tout ce tapage?

D'HAUTEFARD.

Et mais, c'est.. .

i^4 l'original,

DORLMONT.

Votre fils ! qui fait îe résolu ,.

S'oppose à mon hymen, déjà presque conclu ; Me jette dans un trouble, un embarras extrême , Que sais-je ? à ne pas bien me connaître moi-même; S'attire par-dessus une affaire d'honneur , Et va peut-être encor se battre avec monsieur.

Madame de RAINVILLE.

Ah! je voudrais bien voir qu'on me fit résistance.

( A E liante. ) C'est vous qui m'attirez cette nouvelle offense. Allons, qu'on se de'cide à lui donner la main.

(Montrant Dorimont.) Monsieur est votre époux.

DORIMONT

Ce n'est pas mon dessein De disputer un cœur qui , malgré lui, se donne, Ni d'avoir en commun rien d'elle avec personne.

(Montrant CLlton.) Monsieur vous apprendra si c'est un sûr parti De prétendre à sa main pour n'avoir rien à lui.

Madame de RAINVILLE , d É liante.

Voilà ce qu'ont produit toutes vos gentillesses.

(A d'Haute fard.) Que j'appréhende encor de plus grandes faiblesses ! Si dans son changement vous trouvez des appas , Au moins, avec mon fils, vous ne vous battrez pas.

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