ACTE V, SCÈNE X
D'HAUTEFARD.
C'est selon. S"*il m'y force, il faudra bien se rendre ; Car l'honneur me commande. . . .
CLITON
Oui bien ! de vous de'fendre.
Attendez-vous d'abord à vous battre avec moi, Bien certain que je suis du mal que je vous doi , Si je suis aujourd'hui prive' de ce que j'aime.
D'HAUTEFARD.
Vous entendez? Que faire ?
Madame de RAINVILLE.
Eh ! que faire vous-même ?
D'HAUTEFARD.
À votre place, moi, je la lui donnerais.
Madame de RAINVILLE.
Aussi bien , c'est en vain que je refuserais.
Je vois de quel espoir il faut que je me prive
En bornant de mon fils la vaste perspective ,
Mais de sa perte au moins vous me consolerez.
J'immole mes désirs à vos vœux épurés:
Allons , qu'ils soient unis, si cela peut vous plaire,
Nous voilà tous contens et voici le notaire.
\l6 L ORIGINAL,