SCENE I
EMILIE, FONVILLE, BASSET.
FOWVJLLE.
Emilie, pour la dernière fois je veux vous parler de l'établissement qui vous convient; et
Monsieur
Emilie.
Et Monsieur sera témoin des nouveaux reproches que vous m'allez faire ! Le voilà qui me suit et m'obsède , et vous qui m'attendez ici pour me persécuter. Si ma faiblesse me soumet à votre autorité, je vous déclare, au moins, que je ne puis souffrir d'autre tyrannie que celle d'un père.
FOJNVILLt.
Monsieur est-il de trop ?
EMILIE
Comme vous m'allez parler de lui , il peut rester pour apprendre, une fois pour toutes, mon invariable résolution. Jamais Monsieur ne me sera rien , ni comme amant, je n'ai jamais autorisé sa persévérance; ni comme époux, je le refuse, ainsi que j'ai toujours fait.
FONV1LLE.
Voilà la résolution où vous vous retranchez pour un original.
EMILIE
Quel est cet original?
fonvilli .
Saint-Albain. Or, je vous demanderai lequel vous convient le mieux, ou de Monsieur, dont le mérite n'est pas contesté , ou d'un homme d'une réputation abominable? Ce n'est pas moi seul qui en dis du mal, c'est tout le monde.
EMILIE
On a ses raisons pour cela : moi , j'ai les miennes pour penser différemment. Les personnes qui le blâment le loueraient peut-être si elles étaient elles-mêmes dignes d'éloge, et si sa supériorité....
FONVJLLJ
Ah! oui, sa supériorité!
EMILIE
Mon Dieu ! ce n'est pas en la niant qu'on m'empêchera d'y croire. Je pense l'avoir prouvé : je suis inaccessible à ces insinuations mal-