‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 333 sur 517 · SAINT-ALBAIN , DESCHAMPS · texte numérisé non relu

SAINT-ALBAIN , DESCHAMPS

SAINT-ALBAIN

Ah ! voilà M. Coquelin qui s'en va aussi.

Vous ne les suivez pas, Monsieur? Voilà donc la raison des dégoûts de ces Messieurs , de leur délicatesse à l'égard de leur compatriote , de Deschamps ? Il ne leur déplaît que parce que chacun d'eux voudrait sa place. Et telle est la

source de toutes les préventions , l'intérêt. Je ne vous demande pas ce que vous pensez de tous ces hommes ridicules.

SAINT^ALBAIN

Il en est cependant un dont vous entendriez l'éloge. Vous cherchez un homme habile, un esprit fin , délié , capable de s'appliquer à tout avec succès. Cet homme est Phœnix. Je ne vous parle pas de son cœur.

DESCHAMPS

Je ne veux pas en savoir davantage : mon choix est fait. Voulez-vous, Monsieur, employer vos talents au bonheur de votre pays? Je ne vous parle pas des indemnités de la fortune, cette considération est indigne de vous.

SAINT-ALBAIN

Je ne vois que l'infériorité de mérite, qui m'interdit cette ambition.

DESCHAMPS

J^a seconde place de ce département est à vous. Vous souteniez Deschamps opprimé. Tandis qu'on l'injuriait sans l'entendre, vous étiez ici la preuve qu'on peut déplaire aux gens médiocres , et n'être pas moins un homme estimable. Permettez-lui de vous venger à son tour. Que vos destins soient unis par la fortune comme ils le sont par l'envie.

SAINT- ALBATN.

Mais comment, moi! si loin d'avoir leur approbation?. . . .

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