‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 368 sur 517 · ACTE IIÏ, SCENE IV. 4i · texte numérisé non relu

ACTE IIÏ, SCENE IV. 4i

Plus qu'un frère, un ami; pour moi c'est un époux. Dans le profond secret qui fait ma destinée Il semble à mon insu que je lui fus donnée, Et que mon cœur enfin, pour dégager sa foi, Ne m'appartienne plus.

OCTAVE

Qui le sait mieux que moi ?

ETHELVINA.

Après l'aveu si doux que je te viens de faire S'il fallait l'oublier...

OCTAVE

Hélas!

ÉTHELVINA

Hélas , mon frère !

J'en mourrais. Je crains peu ce changement léger.

OCTAVE , à part.

Elle ne sait rien.

ÉTHELVINA.

Non, Valcour ne peut changer; Cependant je ne sais quel sinistre nuage D'un douteux avenir cache mon mariage.

Valcour me fuit, m'évite, et lui-même tout haut Semble le différer.

Tu le verras bientôt.

(Octave sort. Un homme armé se présente et ponrsnit Éthelvina pour l'enlever. Elle fuit en poussant des cris. Octave rentre et du fond de la scène décharge un coup de pistolet sur le ravisseur, qu'il étend à terre de l'autre côté du théâtre. Il est enlevé par deux hommes de la suite de Valcour qui vient d'entrer et qu^ a tout vu.)

Tl

4a LE ROMANTIQUE.

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