ACTE V, SCÈNE III
ÉTHELVINA.
Ali! madame, ah! mon frère!
d'osmond.
Savez-vous?...
MADAME d'oSMOND.
Quel transport ! quoi ?
d'osmgnd.
Ce qu'il vient de faire?
Octave , promoteur d'une sédition , En chef de bande, armé pour la rébellion, S'avance à Darmestad, borne de la province, Et vient, dans un combat, d'en enlever le prince. De malédiction 6 funeste fléau !
De moi , de ma famille irrévocable sceau ! Voilà de mes devoirs où la coupable fuite A conduit de mes pas l'inutile poursuite ; Cette légèreté, ce funeste engoûment Dont vos plaisirs vantaient le fol égarement. Oh! que je dois haïr la funeste imprudence Complice de vos torts, et cette indépendance Qui , chez moi de l'enfer apportant le tison, Par la flamme et le fer renverse ma maison. Que n'ai-je de mon fils su prévoir le génie, Et d'un monstre au berceau débarrassé ma vie?
MADAME D'OSMOND
Quoi ! m'accuserez-vous aussi d'avoir pris part Au bizarre attentat pure œuvre du hasard?...
d'osmond.
Oui, vous, tous vos amis, cette engeance immorale De brouillons, d'intrigants, qui vivent de scandale.
MADAME D'OSMOND
En tout ceci du temps vous voyez les progrès, On cède à la raison, à ses vrais intérêts.
d'osmond.
Dites à la folie.
madame d'osmond.
Au siècle.
A la démence !
Et la votre bientôt aura sa récompense.
MADAME d'oSMOND.
Octave, ah! l'entreprise est bien digne de lui ! Il méritait sans doute un roi pour ennemi !
d'osmond.
On vient pour m'apporter de plus tristes nouvelles.