SCÈNE V
madame D'OSMOND, ÉTHELVINA, OCTAVE,
D'OSMOND , AMIS DE LA SUITE d'oCTAVE ,
se rangeant des deux côtés du théâtre.
OCTAVE
Guerriers, soldats d'Octave, entourez votre ami!
d'osmond.
Quel équipage!
ÉTHELVINA.
Il est fort bien en militaire.
madame d'osmojnd.
Octave !
OCTAVE
Aiglons vainqueurs, vous revenez dans l'aire; Aux foyers paternels épanouissez-vous.
Le vautour dans vos rangs ne porte plus ses coups ; Tout est prévu : ma garde entoure ce domaine. Yous sortez de ces lieux et je vous y ramène. Mais honorez mon père en respectant le roi, 11 est mon souverain et commande avant moi.
d'osmond.
Insensé ! je vois bien qu' il a perdu la tête.
ÉTHELVINA.
Embrasse-nous.
MADAME D'OSMOND
Ta sœur entre tes bras se jette.
Ne la connais-tu pas?
d'osmoind.
Il est bien en état!
Et sait-il ce qu'il est lui-même?
OCTAVE
Potentat.
Madame, eh bien! d'un roi j'ai rempli l'espérance; Ah! cet instant expie un siècle de souffrance. Yous pleurez? Malgré vous je puis vous protéger; De ces femmes J" soldats, écartez tout danger. Dans leurs rangs éprouvés il n'est point de rebelles, Leurs pleurs sont au malheur, mais leurs cœurs sont fidelle; Point de traîtres pourtant ici, ni de suspects; Qu'on porte dans ces lieux des regards circonspects. Plus l'état est borné, plus la rigueur est grande; Mon père voudra bien excuser ma demande.