‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 420 sur 517 · ACTE II , SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE II , SCÈNE X

FALKLAND

Il y était ; et pour qui ?

CALEB

Monsieur, ces preuves tous paraissent-elles suffisantes pour accabler un malheureux sans défense.

Qui donc accuseraient-elles que celui contre qui elles déposent?

WILLIAMS

Monsieur, vous perdez mon fils.

FALKLAND

Combien de fois l'innocence n'a-t-elle pas été victime d'une trompeuse apparence!

VILSON

Homme trop généreux! oui sans doute. Et quand cette erreur sera réparée,vous saurez de quels soupçons on osa noircir la vertu la moins équivoque. Mylord, diriez-vous que vous-même?... Mais non, je n'oserai jamais. Ah! que le malheureux que vous défendez n'a-t-il porté plus loin ses funestes services! Mylord, je vous demanderai la permission de me retirer avec mon prisonnier.

FALKLAND

Eh bien, Caleb?

CALEB

Eh bien, Mylord?

30 FALKLAND

FALKLAND

Persistez-vous dans voire obstination?

CALEB

Oui,Mylord.

falklànd, au moment où Caîeb se retire, le ramenant sur le devant de la scène.

Vous ne pouvez vous justifier qu'en m'accusant et vous voulez vous défendre ?

CALEB

Mylord, je ne me défendrai pas. Encore une

grâce {Il prend la main de Falklànd et la baise en

se retirant).

WILLIAMS

Quel résultat, ô mon généreux bienfaiteur, de toutes les bontés que vous avez eues pour nous ! [Il sort).

andbews, à part.

0 fatalité !

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