‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 437 sur 517 · ANDREWS, FALKLAND · texte numérisé non relu

ANDREWS, FALKLAND

ANDREWS

Monsieur le comte, vous persévérez dans votre système d'oppression contre un innocent, et vous venez déposer contre lui.

FALKLAND

Monsieur Andrews, je dois la vérité à la justice qui la réclame.

ANDREWS

Monsieur le comte , je viens me démettre de la charge de chapelain que vous m'avez donnée dans votre château.

FALKLAND

Quel besoin si pressant de m'en parler dans ce moment ?

ANDREWS

Le besoin de donner mes soins à un malheureux qui les réclame tout entiers.

FALKLAND

Mais encore ?

ANDREWS

Je ne puis chérir plus long-temps qui j'ai cessé

5a FALKLAND.

d'estimer. Mon séjour dans votre maison ne serait plus qu'un supplice pour l'un et pour l'autre.

FALKLAND

Monsieur !

ANDREWS

Mylord , fâchez-vous de la vérité de mes observations ; mais vous allez déposer contre un innocent , et prêter votre témoignage à la supposition d'un fait que vous savez bien être faux. Je ne saurais plus garder de ménagemens , ni respecter des nœuds que vous avez commencé de rompre. Il faut que nous rentrions chacun dans la plénitude de nos droits , et lorsque vous accusez un de mes proches , il est juste que je le défende.

FALKLAND

Et qui vous dit qu'il soit innocent? Que je ne sois pas obligé?...

ANDREWS

Qui? Lui-même. Sa candeur, sa franchise, la sincérité de ses aveux dans un moment où il ne pouvait avoir besoin de se disculper. Si cet infortuné dans le besoin d'un appui m'avait fait la confidence de votre secret. Si depuis un an j'en étais le dépositaire,ainsi que le témoin de vos remords et de la peur qui vous fait encore pâlir à mes yeux.

FALKLAND

Quelle calomnie !

ANDREWS

La calomnie ! qu'on est malheureux d'être obligé

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