SCÈNE III
TACJRUS, MÉDÉE, THÉSÉE.
MÉDÉE
Enfin, seigneur, rompant le voile qui vous cache, A cette obscure nuit l'amitié vous arrache ; Et vous ne reprenez le nom qui vous est dû Que pour nous montrer mieux votre haute vertu. Vous souffrez ce tribut où tombe en sacrifice Une race pour vous trop pleine d'injustice. J'applaudis au parti qu'on vous vit dédaigner, Et me range du coup qui vous fera régner.
TH ÊSÉE.
Vous ne me comptez plus au nombre des victimes Sur qui devaient tomber vos rigueurs légitimes? Avec quelle injustice , en vos sombres détours , Avide de mon sang , vous poursuiviez mes jours -, Et que je plains l'objet d'un odieux supplice Que la haine confond dans la même injustice !
MÉ UÉE.
Voilà les ennemis qu'il vous faut immoler!
Nous verrons qui de nous le sort doit signaler.