‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 467 sur 517 · ACTE I , SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I , SCÈNE IV

Vous étonner des soins que j'ose ici tenter, El douter qu'avec vous je puisse résister ! Ah î je dois ma défense au culte de nos pères , Et pour les secourir je cours revoir nos frères.

NÀRSÈS.

Allez , et dans le temple enfermant vos douleurs

Que son peuple soit seul le témoin de vos pleurs.

Sous l'œil des Chérubins et de la Providence

De vos soupirs discrets cachez la confidence.

De l'ange de la mort et du Dieu des combats

Vous attendrez le jour qui doit armer le bras.

Bouillon, Guelfe, Adamar, accourent à notre aide,

Et déjà parmi nous vous avez vu Tancrède ,

Vous peindre les transports et le zèle pieux

Dont tous ces chevaliers marchent vers les saints lieux,

Et comme des torrens de leur source sacrée

La foi qui les conduit languit désespérée.

Qu'un si certain appui calme enfin vos soupirs.

SOPHRONIE

Allons ; mais que ce jour est lent pour mes désirs;

Et que déjà la foi , la pitié , l'espérance

Au milieu de leurs rangs m'ont fait voler d'avance.

FIN DU PREMIER ACTE

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