‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 472 sur 517 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

SOPHRONIE, OLINDE, Gardes.

OLINDE

Sophronie! Ah, que vois-je?... C'est elle! De l'innocence ici quelle escorte nouvelle ! Où la conduisez- vous? Où donc es-tu ?

SOPHRONIE

Mais toi î Quel heureux coup du ciel t' amène ici vers moi ? Des tentes du Seigneur votre invincible armée Se rend-elle au secours de la ville alarmée ? Je m'immole aux besoins de ces tristes chrétiens Retenus comme moi dans d'infâmes liens, Des fureurs d'Aladin malheureuses victimes Et dont j'ai sur ma tête assemblé tous les crimes.

OLINDE

Des crimes ! toi?

SOPHRONIE

L'horreur du saint enlèvement Qui, de la Vierge auguste, à leur emportement, Vient de ravir ces traits, la source de la vie, Et dérobe sa gloire à leur fureur impie. Voilà le crime enfin dont je viens m'accuser.

OLINDE

Tu n'en as point commis. Voudrais-tu m'abuser?

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