ACTE IV, SCÈNE V
Des torts de mes sujets je prends sur moi l'offense , Je m'immole pour eux et je prends sa défense. Hellénie est d'un sang et montre des vertus Trop au-dessus du sort pour en être abattus. De ces Grecs quelques-uns marcheront à ma suite : Laissez-moi seulement le soin de leur conduite -, Je ne veux que choisir avec qui partager De mes nouveaux devoirs la gloire ou le danger. Après cela, seigneur, commandez qu'on vous suive ; De la Crète deux fois s'il faut tenter la rive , Voyons par quel chemin on y peut parvenir, Et si la route est sûre à qui veut y courir.
HELLÉNIE
0 mon libérateur! ô maître de l'empire ! Nécessaire à ce peuple, au roi qu'on veut séduire , Quand vous privez d'un père et ce peuple et l'état , C'est à nous de mourir, ou ce peuple est ingrat.
THÉSÉE
Non, le Ciel m'accompagne et mon bras vous protège. Je vous l'ai dit : ici , la terreur n'est qu'un piège-, L'oppresseur qui l'inspire en est seul ébranlé, Et son pouvoir s'assied sur un trône écroulé.