ACTE III, SCÈNE VI. M
Je vois, si jusqu'ici j'en dévorai la peine,
Que rien jamais pour moi n'égala votre haine .
Non, cruelle, jamais vous ne m'avez aimé ;
Et ce cœur dès long-temps à ma perte animé,
Par de feintes douceurs irritant ma blessure ,
N'a pas pour me trahir déguisé son injure.
Teniez donc, s'il le faut, un lien si charmant ,
Et par tant de vertus méritez votre amant.
Mais ne vous flattez pas d'un triomphe tranquille !
Je ramène la guerre aux portes de la ville ,
Et d'un trop faible amant sûr de vous séparer
De vos indignes fers je viens le délivrer,
Rendre au camp des chrétiens ses secours et sa gloire
Et tourner contre vous votre lâche victoire.
FIN DU TROISIEME ACTE
/j6 OLÏNDK ET SOPHROÏNIK.