ACTE V, SCÈNE V
Au moins dans ces momens ne vous éloignez pas; Par le ciel , par la peur d'un indigne trépas , Gardez-vous d'enchaîner, dans vos tristes alarmes, De nos chrétiens vainqueurs les secourables armes. Vous connaissez l'arrêt porté contre vos jours, Qui borne votre vie à des destins si courts ; Vous pourriez de nos rangs arrêter la victoire, Sans borner dans nos murs leur éternelle gloire. Du temple et des remparts les peuples soulevés Surprennent des Soudans les postes enlevés : Attendez le moment de notre délivrance.
CLOKINDË.
Et de l'hymen d'Olinde ai-je encor l'espérance?
narsès.
Vous ? o Ciel !
"CLORINDE
Eh bien donc, quel étrange embarras Auprès de ces amans veut retenir mes pas ? Voyez-les, et d'Olinde assurez-vous la vie. Mais, moi! le disputer aux droits de Sophronie? Attendre en l'immolant qu'on m'arrache le jour, Ou moi-même au devoir m'immoler sans retour ? Non ; la mort que je brave est un plus sûr remède. Adieu, mon père, adieu; je vais chercher Tancrède.