ACTE IV, SCÈNE IX
THÉSÉE
Des changemens du sort , non , je n'ai rien à craindre ; Des dieux devant vos pleurs le courroux va s'éteindre. Un monstre plus cruel veille ici près de vous : Conjurez sa colère et détournez ses coups. Je confie à vos soins le salut d'Hellénie -, Conservez-vous pour elle et veillez sur sa vie.
EGÉE
Je ne puis t'arrêter. . . Reçois , du moins , mon fils , Un don dont la présence a trompé mes ennuis. Au lieu des noirs replis dont la voile attristée Ramenait de nos fils la flotte dévastée, Que la voile de pourpre , annonçant ton retour, A mes regards joyeux puisse paraître un jour ! Au rivage long-temps j'attendrai sa présence, Le comble de ma joie et de mon espérance. Viens, abandonne aux vents ce dernier souvenir, Des lieux où mes regards te verront revenir.
FIN DU QUATRIÈME ACTE
7o THÉSÉE.
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