Fables, Uv. IV, n
3. Guider vient de cogitare; penser de pentare; eroire de crêdere; songer de somniareg supposer de supponeref imaginer dHmaginairi.
— Nous rayons perdu, reprit-il, vous dites bien. Oui, il y a une infinité de mots qui étaient jadis pleins d'énergie, d'harmonie ou de rapidité, dont le temps nous a privés aujourd'hui. Ten pourrais remimorer dans tous les genres, si déjà nous n'étions rem^ trop longtemps , et si Fheure que j'oi sonner ne me semonnait de partir. Mais avant d'issir du jardin, je irons rammtevrai que le travail du grammairien est insuffisant pour traire de la tombe et produire au jour les paroles et expressions anciennes. Ci faut l'aide du poète et de l'orateur. Tant que le premier s'enclora dans ses longues et fastidieuses recherches, tant que ses exemples remaindrom isolés, en vain aura-t-il, pour les savants comme lui, toUu le voile du vieux langage, en vain cuideraA-il obtenir un grand succès dans son entreprise ; il ne fera rien qui y afière^ et ne pourra que se dauloir de l'indifférence publique.
— Ainsi qu'il appert^ lui répondis-je en riant, il vous ^tuel* joindre l'exemple au précepte. Pour moi je ne pourrais vous suivre dans cette carrière où vous vous gaudissez* et vous ébaudissez: j'y cherrais dès les premiers pas, et de peur de vous voir me lédir* en ce poignis^ où vous ne sokz peutêtre pas ménager vos coups, j'aime mieux toucher à fuie^ et à tant • ; remaindre votre serviteur.
Nous nous sépar&mes en disant ces mots, fort contents l'un et l'autre, à ce qu'il me parut, de la petite passe d'armes où nous avions paradé à qui mieux mieux. Sous cette apparence de plaisanterie, sous cette forme de jeu, il y avait pourtant quelque chose de sérieux. Pour moi, je remerciai