Barbazan^ VOrdène, etc., p
4. Joinville, Hist. de saint Louis, p. 39> 2i8. — 5. Ibid., p. 62.
Prétérit de Tindicatif :
Et oeste chose me ramerUit le père le roy *•
— Je vous remercie, lui dis-je, de m'avoir rendu ce verbe dans son entier; c'est un de ceux que je regrettais le plus; car je considère quelquefois notre yieux langage, non pas comme vous, d'un point de vue purement grammatical, mais surtout relativement au parti qu'en pourraient tirer les écrivains. La Fontaine est peut-être de nos classiques celui qui a fait le plus d'emprunts, et d'emprunts heureux, à ces vieux tours ; pourquoi quelque poète bien inspiré comme lui ne pourrait-il pas fonder sa réputation en même temps qu'il tirerait de la poussière ces formes si belles et souvent si énergiques? n ne s'agit que de bien placer les mots pour nous les rendre en quelque façon familiers. Notre fabuliste n'a pas craint de réunir dans le même vers deux termes aujourd'hui hors d'usage :
Tel, comme dit Merlin, cuide engeigrwr autrui Qui souvent s'eti^etpna soi-même * :
et il flyoutait, il y a près de deux cents ans :
J'ai regret que ce mot soit trop vieux aujourd'hui, 11 m'a toujours semblé d'une énergie extrême*
Mais il n'est pas trop vieux dans ses vers ; et il n'est personne qui ne comprenne parfiiitement le sens, aussi bien d'enyeigner que de cmder^ ce mot que nous n'avons plus, et qui nous était pourtant si nécessaire pour exprimer une opinion née ou venue chez nous sans examen. Guider n'était ni penser^ ni croire^ ni songer^ ni rêver , ni supposer, ni imaginer*; c'était autre chose, et nous l'avons perdu.