Anecdotes dramatiques y au mot Armand
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tel, serrarier, etc., pose les sonnettes dans le eul. > — De sac était en retour de Tautre côté et ne se voyait pas d'abord. Le plaisir de faire à l'ouvrier la question si c'était bien là qn'U posait les sonnettes et comment il s'y prenait, attira cbez lui une infinité de curieux qui pour la plupart payaient de façon ou d'autre leur caprice satisfait.
Il en fut de même d'André. La pièce une fois imprimée, il la vendit lui-même etjouit de la plus grande célébrité. Cinquante carrosses étaient tous les jours dans sa rue : tout Paris voulut se procurer des exemplaires de ce chef<-d'œuvre de ridicule, et la satisfaction d'en connaître personnellement l'auteur inimitable. On assiégeait donc littéralement sa porte. Les gens les plus huppés venaient dans le plus brillant équipage, et entraient dans sa boutique pour acheter le noble volume. Maître André recevait les visites et les compliments avec une modestie pleine de noblesse et de gravité ^ .
On lui adressa de tous côtés des lettres de félicitation. Uti Anglais le pria de lui envoyer sa pièce pour qu'il la traduisit dans sa langue et la fit jouer à Londres. Maître André a fait imprimer cette lettre honorable au devant de sa tragédie.
Tel fut alors le succès de vogue de cette pièce. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Hélas ! à peine un vague souvenir'. Ce n'est pas sans doute que la pièce ne mérite parfaitement l'oubli où elle est tombée : mais la scène du perruquier est si exactement copiée d'après nature qu'il serait f&cheux de la perdre. D'ailleurs il y a dans le fait lui-même et ses circonstances une sorte d'étude de mœurs qui ne saurait manquer de plaire aux esprits sérieux.