‹ Théses d'histoire et nouvelles historiquesChapitre 5 sur 226 · SuetOD. , Titus, n* 9. — 4. Ihid. , n · texte numérisé non relu

SuetOD. , Titus, n* 9. — 4. Ihid. , n

5. Orac. sibyU.,y, y. 38, et la note, t. I, p. 186, de redit.de M. Alexandre.

TITUS ET ADRI5N. 5

a dit qne vous aviez fait périr sans forme de procès des gens qui vous étaient suspects *; qu'en particulier Cédna, personnage consulaire, invité par vous-même à un repas et à peine sorti de votre tente, avait été poignardé par vos ordres '; on a glosé sur vos mœurs dissolues, sur votre avarice et vos rapines; tout le monde, si l'on en croit quelques historiens, vous regardait et vous redoutait comme un autre Néron quand vous arrivâtes au pouvoir '. La voix du peuple en cela ne vous paraît probablement pas un critérium aussi sûr que vous le disiez tout à l'heure. Hais passons là-dessus. Quand toutes ces accusations seraient aussi vraies que je me plais à les croire mal fondées, ce n'est pas le jeune homme, c'est Tempereur qu'il faut apprécier; et, par conséquent, votre vie ne nous intéresse ici qu'à partir du jour où vous êtes monté sur le trône.

Trr. Obi bien, alors je n'ai rien à craindre de votre censure , et je rappelle bien volontiers ce que les historiens disent de moi. N'est-ce pas à l'intérêt public que j'ai sacrifié d'abord mes plaisirs les plus chers ? d'une part la reine Bérénice ^, de l'autre les dan&eurs qu'on ne me vit plus applaudir ?

Adr. Dites, à l'opinion du public, plutôt qu'à son intérêt : car je ne sais trop, et vous seriez probablement bien embarrassé de dire ce que l'empire a pu gagner à votre résolution. Ce n'est pas que je la blâme : je sais par expérience qu'un prince est souvent obligé de céder à la volonté aveugle de la multitude; mais cet acte de condTescendance , pour ne rien dire de plus, ne saurait lui devenir un titre de gloire.

TiT. Mes prédécesseurs m*avaient donné d'assez mauvais

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