Hiit. de saint Lrmis, p
la finale i$ qui est d'ailleurs employée par Philippe de Gomines^
Ils commandèreot qu*OQ nous eloist.
— Cette conclusion, dis-je en riant, ne sera pas acceptée sans réclamation ; peut-être feriez-yous aussi bien d'abandonner ces prétérits et ces optatifs, dont on fait d'ailleurs peu d'usage.
— Aussi je n'y tiens, reprit-il, que pour la régularité de la conjugaison. C'est ce désir d'avoir des verbes réguliers et complets qui m'a fait chercher si les composés de traire étaient aussi dénués qu'on le dit or^nairement de prétérits et d'optatifs.
— Eh bien! qu'avez-vous trouvé?
—Qu'au lieu de manquer de ces temps, comme on le prétend, ils les ont doubles.
— En vérité?
— Vous l'aliez voir tout à l'heure ; disons d'abord un mot du verbe traire. Il est aujourd'hui exclusivement et mal à propos consacré à l'acte de tirer le lait du pis de la vache ou des femelles qui en donnent habituellement, tandis qu'autrefois il signifiait en général Hrer^ faire partir^ sortir^ marcher^ etc., traire Vespée^ Praire une flèche^ etc.; et Ton voit tout de suite combien il importait de conserver le sens général de ce mot , puisque c'est un des plus riches en dérivés et en composés : il en a certainement plus de cent cinquante^.
Pour ne parler ici que des verbes qui le contiennent intégralement, on trouve abstraire ^ attraire^ distraire^ extraire, fortraire, pourtraire ou portraire^ d'où vient portrait, retraire 'et soiutraire; or, tous ces verbes se conjuguent très-bien et très-régûlièrement, à l'exception du prétérit et de l'optatif, dont on les dit défectifs. Mais, pour peu qu'on lise les vieux