‹ Théses d'histoire et nouvelles historiquesChapitre 98 sur 226 · Mémoirei, l, 4. —3. Roquefort, Dict, étymoL, mot Train · texte numérisé non relu

Mémoirei, l, 4. —3. Roquefort, Dict, étymoL, mot Train

auteurs français, on ne tarde pas à y retrouver ces temps, savoir, selcm la première forme :

Je me trais vers le roy tout ooste à cosle.

El à grand'peine on me trait du bain josqnes à mon lit.

Noos trditnes tout soaef vers 11.

Il nous dit que nous nous tréissians emprès une meson défaila *.

et selon la seconde forme :

Si près de la ville que Ton y traisist bien d'un arbalestre à tour.

Nous nous traisimes entre eux en tel manière.

Il looit qu'il se traisist à main deztre sur le flum.

Je commande à nos arbalestriers qu'ils trainssmU à ceux à cheval *•

Ces nombreux ^exemples,, pris dans le même auteur et choisis tous sur le simple 8eulement,.montrent combien était fréquent l'emploi de ce verbe.

Quant aux deux formes du prétérit, on voit qu'elles sont produites l'une et l'autre selon deux analogies incontestables. La première est que dans la plupart des verbes en re le participe présent a une grande ressemblance avec le prétérit ; ceindre, ceignafUy je ceignis; coudre^ cousantf je coiuis; nuire^ nuisant, je nuisis, etc. Selon cette règle, traire et tous ses composés avaient trayant^ je trayis, comme dans l'exemple ci-dessus : « Je me trayis vers le roi. »

D'un autre côté, le prétérit latin est traxi : or, cet x, en passant dans le français, a pu et dû s'adoucir en s^ comme conduxi, je conduisis, etc.; et, selon cette analogie, traire et ses composés peuvent faire au prétérit et à l'optatif, je traisis et je traisisse, fextraisis et fextraisisse, etc., comme Joinville Ta dit : c L'on y traisit bien d'une arbalestre à tour. »

— J'accepterai volontiers cette conclusion, lui dis-je; j'ai toujours regardé comme impertinente cette soustraction de

Page 1