‹ Thèses de grammaireChapitre 42 sur 63 · IV. Exprenion quotenaire*. — La chimie est aujour · texte numérisé non relu

IV. Exprenion quotenaire*. — La chimie est aujour

' Les cliimislC9 appellent quitnlitàtive Taimlysc qui fait connailrc la

47 4 DE LA KOMËNCLArUllË CUIMIOUS.

d'hui tirop avancée pour qu'on puisse se contenter de dire : tel composé se forme de tels éléments , sans déterminer en même temps leur proportion, au moins pour les corps bien connus , c'est-à-dire pour les corps dont les exposants chimiques sont très-peu élevés. Cette indication se fera facilement dans les mots eux-mêmes y si aux syllabes précédant ment classées et que j'appelle syllabes substantives , parce qu'elles indiquent des substances , nous en ajoutons d'autres que nous nommerons numérales, et qui indiqueront le nombre des atomes ou équivalents.

J'ai omis à dessein, dans le tableau des syllabes substan- Uves, les consonnes nasales ou liquides, gn^ m, n, l, r, et les voyelles fixes î^ u. Nous pouvons, avec eUes, former des syllabes numérales essentiellement distinctes des premières', il suffit pour cela de placer successivement toutes ces consonnes devant chacune de ces deux voyelles. Nous aurons ainsi les dix monosyllabes nouveaux gni, mi, ni, li, ri, gn», mti, nu, lu, ru, qui peuvent devenir les noms des dix chiOres arabes 0, i, 3, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9.

Si maintenant nous combinons ensemble ces Aoms comme l'arithmétique combine ses chiffres, en leur attribuant une valeur dépendante de leurs places, nous obtiendrons un système de noms de nombres exactement conforme à la numération écrite, savoir : migni, 10; mimi, 11 ^ mini, 12; mili, 13; mxri, 14; mignu, 13; mima, 16, etc.

Ces syllabes , prises comme suffixeg , c'est-à-dire attachées à la suite des syllabes substantives, pourraient, à toute force, suffire à l'expression quotenaire; mais on ob-

quantité de chaque élément ; c'est un barbarisme : si Ton foulait forger un mot pour cette signification, ii fallait dire quantitairÊ; car les noms en té ne forment régulièrement que des adjectifs en foire. Mais depuis

DE LA NOJlËNCLATUftE CUISIIQI'K. 475

tiendrait ainsi des mois disgracieux d*îinc forme peu élégante, souvent trop longs pour la langue française *, on peut, sans aucun inconvénient, y introduire les modifications suivantes :

i"". On n'exprimera pas l'unité^ le nom seul de la substance indiquera toujours qu'elle entre dans le composé pour l'unité, que les chimistes nomment un équivalent 2*. Dans les unités décimales 10, 100, on n'exprimera pas le dernier zéro ; mi n'étant pas employé pour l'unité , le sera pour 10-, migni alors ne l'étant plus pour 10, le sera pour 100.

3*. Les exposants 2, 3, 4, 5, 6 de l'élément le plus électro-négatif, exposants qui doivent sans doute se représenter le plus souvent, pourront très-bien remplacer leurs syllabes pleines ni, li, ri, gnu, mu, par les syllabes muettes nûj le, re, gne, me, qui donneront aux mots une forme plus française et une syllabe de moins ', sans leur rien dter de leur signification.

i^. Enfin, en conservant pour la dernière syllabe substantive , c'est-à-dire pour l'élément qui doit probablement le plus varier, les suffixes contenus dans le tableau général, on peut, pour les éléments moins électro-négatifs, en admettre d'autres qui formeront un système moins complet, mais qui permettront enfin d'énoncer en une syllabe le corps électro-positif accompagné d'un exposant moindre que douze' : il suffira d'indiquer cet exposant de la manière suivante : 1 par le son simple , comme il a été dit : dé l'hydrogène vaut H *, 2 par y devant la voyelle -, dyé = H^ -, 3 et 4 par / et r après la voyelle*, dèl = H^j dér =: H^-, 5 par % après la voyelle dét = H'^ 6 et 7 par / et r devant la voyelle -, dli = H* -, dri z= H^ ; 8 et 9 par y devant, et l ou

* Ces syllabes étant finales, Ve y est absolument muet, et ne peut s*y confondre, quoiqu'il soit écrit de même, avec les syllabes siibslantives be, pe, etc. , où il a le son d'un eu faible. Voyez ci>dessus, p. 468.

i;U DE LA Non NCLATl'RE CHIMIUUE.

r après -, dyèl =: IP -, dyèr — H* ^ 10 et 1 1 par t/ ou ir aprfe la voyelle-, dfd ou dèir = H*^ H".

Voici y d'après cette règle , les noms de quelques-unes des substances chimiques les plus connues : Eau, HO, déva, acide carbonique , CO^, katane; aci4p hyposulfureux, SO, sôva; acide sulfureux, SO^ savane; acide sulfurique, SCP, sôvale; acide hyposulfurique, SK)', syôvagne; oxyde d'azote, ÂzO, zova; bioxyde d'azote, AzO^ zavane; acide azoteux, AzO^, zovale; acide hypoazotique, ÂzO*, zavare; acide azotique, AzO', zovagne; acide chlorique, CIO', ehavcigne; acide hyperchlorique, GIO^, chovanu; acide succinique, H*C*0', dyécarvagne ; oxamide, H^^AzO*, dyèkyûzavane.

Ces deux derniers mots sont un peu longs, mais il faut avouer que les formules elles-mêmes sont bien compliquées; si , plus tard , k chimie détermine dans quelle relation soûl les éléments de divers corps, de manière à en donner une formule simple et rationnelle , la parole suivra aussitôt et les noms se simplifieront.

Déjà nous apercevons un grand nombre de simplifications comme possibles , par la réduction de plusieurs composés en un seul radical-, j'en parierai tout à l'heure, et l'écriture chimique nous en indique une autre qu'il ne Tant pas négliger par l'emploi des coefficients: on appelle ainsi des chiffres placés à gauche de la formule et servant, comme en algèbre , à multiplier toutes les lettres jusqu'à la première virgule, ou même toute la parenthèse, lorsque des virgules sont comprises entre des crochets. Le nom numéral placé devant un mot doit aussi multiplier tous les éléments de ce mot -, ainsi 4S0^, ou quatre atomes d'acide sulfurique, s'exprimera par ri'SÔvale; 24 HO, ou vingt-quatre parties d'oxyde d'hydrogène se lira mn-dét?a.

V. Radicaux composés : expression qiiotenaire. — Los radicaux compoî-és suivront exactement les mêmes règles ,

DE LA NOMENa.ATUnF. CHIMIQUE. 47 7

leur nombre relatif s'exprimera de Ja même manière. Le cyanogène étant représenté par kso , Tacide cyanhydrique HCy sera du dèkso, le cyanuro de potassium KCy du pokso, le cyanure de mercure HgCy du keûkso, Tacide cyanique CyO du ksova.

Ce qui se fait aujourd'hui pour le cyanogène se fera sans doute plus tard pour un bon nombre de radicaux organiques ou inorganiques. Le $uIfo-cyanogène pourrait recevoir un nom monosyllabique, comme spè ou tout autre. L'acide acétique anhydre a pour formule H^C*0' -, l'acide aldéhydique H'C*0*-, l'aldéhyde H^C*0. Ces trois corps peuvent donc être regardés comme un tri-oxyde, un bi-oxyde et un protqxyde d'un radical WC^\ mais, dans ce cas, nous avons un nom tout prè^pour l'exprimer : appelons gza le radical composé H%^, et les trois composés ci-dessus s'appelleront du gzava, du gzavane, du gzavale.

L'aicide formique anhydre a pour expression HC*0^-, le chloroforme HC^CP j le brômoforme HC^Br®-, Tiodoforme HC*Pj et ces trois derniers corps se transforment en acide formique sous rinfljence des bases ^ cela étant, ne semble-til pas naturel de considérer HG^ comme un radical composé que nous nommerons p$a et qui se comportera avec Toxygène, le chlore, le brome et l'iode, précisément comme l'hydrogène dans les composés IIO, HCI, HBr, HI ? et alors ces combinaisons devront s'appeler du psavale,.d\xpsachole, du psahole et du psajole.

C'est ici le cas de dire que les combinaisons de l'hydrogène et du carbone étant extrêmement nombreuses et en proportions très-variables , il semble qu'il y aurait avantage à représenter par des syllabes" différentes les diverses proportions de ces composés, par exemple : HC par bza, HC^ par pêa, UO par zba, HC* par spa, llC*par dzd^ HC« parizà, et ainsi de suite.

11 est d'ailleurs évident que la voyelle recevra, selon le

Page 1