OPTIQUE DES RAYONS DE ROJNTGEN
si le métal transforme beaucoup les rayons X (c'est le cas des métaux cités, l'aluminium excepté), si l'épaisseur de la lame d'air comprise entre les deux armatures M et a' b' du condensateur n'est pas notablement supérieure à i^™ environ et si les rayons X utilisés ne sont pas trop peu
Fig. 16.
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pénétrants. Or c'est le condensateur à armature M de platine qui se dé( barge le plus rapidement, et l'ordie des diveis métaux à (c point de vue coïn(;ide avec V ordre limite trouvé quand les miroirs rayonnants placés en deboi's de la pa«oi a' b' en étaient séparés par une couclie d'air de plus en plus mince.
Pour interpréter les résultats précédents, reportons-nous à Texpéiience dans laquelle les rayons secondaires produits sui' un miroir L de cuivie ou sur un miroir L de fer, en debors de l'éleclroscope C {fig- t4)> pénètrent dans cet électroscope à travers une mince feuille d'aluminium battu a' b' après avoir traversé iS'^™ d'air. Les nombres cités montrent que l'interposition d'une feuille d'aluminium d'épaisseur o""™, i i en A'A' sur le trajet des rayons secondairts réduit l'action éleclritjue (tes rayons du
fer -^ fois autant, soit 3 fois autant que l'action électrique
des rayons du cuivr(\ C'est dire que les rayons secondaires envoyés par le fer dans l 'électroscope sont bien moins pénétrants que ceux du cuivre. Dès lors les inégales influences de l'épaisseur d'air traversée par les rayons secondaires des
G. SAGJNAC.
divers niéiaux doivent résulter des inégales absorptions que ces rayons secondaires éprouvent dans l'air, suivant la nature du mêlai qui les émet. Ainsi, les lajons secondaires étant émis à travers ^^"^ d'air rt la feuille d'aluminium battu a! h' ^ l'action électrique des rayons secondaires du fer était 1,26 fois aussi grande (]ue celle des rayons du tnivre, tandis qu'à travers 18'™ d'air elle était au contraire r,4 fois plus faible (jue celle du cuivre, c'est-à-dire était réduite 1.26X1,4 fois autant, soit 1,8 fois autant que celle du cuivre; les conditions géométriques de l'expérience restant les mêmes pour les deux miroirs de fer et de cuivre comparés, l'influence géométrique de la distance, (jui résulte de la loi du carré des distances, était la même pour les rayonnenrents des deux miroirs, en sorte que la couche d'air comprise entre le ^^ et le 18® centimètre à partir du (entre de clra(|ue miroir devait absorber les rayons secondaires du f(?r beaucoup plus que ceux du cuivre, de manière à en réduire 1,8 fois aular)t l'action électrique exercée sur l'électroscope C. La suite de ces recberclies justifie cette interprétation.
5. Absorption des rayons secondaires par Vair. — L'alfaiblissement de l'action électrique des rayons secondaires avec l'augmentation de la dislance comprise entre le miroir rayonirant L et la paroi a' b' d'aluminium très mince de l'électroscope C esl uni(|uement dû à la transmission par l'air", si 1 on supprime l'irrliuence géométrique de la distance; il faut pour cela, avec le dispositif de \dijig. i4) déplacer l'électroscope C derrière l'écran EJ R.,' fixe et donner à l'ouverture o\ de l'électroscope uire étendue assez grande pour- recevoir à toute distance la totalité du faisceau de rayons s» condaires (|ue le miroir* L, de qirelques centimètres carrés de surface, envoie à travers l'ouverture invariable o'., de l'écran fixtî K!, E.',. On trouve ainsi que la tr arrsmission par la couche d'air, corrrprise errtre 7*^'" et r 8*^^"' à parlii du centre du miroir- rayorrnant L, allai-