‹ Theses presentees a la Faculte des sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur es sciences naturelles (volume 3)Chapitre 12 sur 81 · ESPÈCES ÉTUDIÉES · texte numérisé non relu

ESPÈCES ÉTUDIÉES

C'est dans cette liste encore très incomplète qu'ont été prises, un peu dans chaque groupe, une vingtaine d'espèces sur lesquelles ont été faites les observations générales.

Ces vingt espèces sont :

Deux 4/fernaria, un donnant des pycnides, l’autre non ; Cladosporium herbarum Link, Dematium pullulans de Bary (on verra plus loin qu'il y a lieu de séparer ces deux espèces), un autre Dematium, un Ceratostoma très analogue au C. cauhcola Fuck., mais donnant des pycnides et non des périthèces, deux formes-levures roses, deux formes-levures blanches, une forme-levure brune, Penicillium glaucum Link (variété donnant très abondamment des selérotes), Sterigmatocystis nigra NV. Tiegh., Sterigmatocystis nidulans, Cephalosporium roseum Oud., Trichoderma viride Pers., Cephalosthecium roseum Corda, Acrostalagmus cinnabarinus Corda, un Oospora, un Mucor.

Une deuxième série de cultures à été faite ensuite. mais seulement avec les quatre premières espèces de cette liste. On a vu, en effet, que dé toutes les moisissures en expérience, les Dématiées se sont montrées les plus aptes à varier. C'était donc sur elles que devait porter l'étude plus approfondie que je me proposais de faire. Les espèces en étaient d’ailleurs peu nombreuses, mais il semblait qu’elles fussent parmi les plus fréquentes dans les solutions.

J'ai donc étudié :

1° Un A/fernaria donnant comme modes de reproduction des formes-levures, des pycnides, des spores en massif. Je

(4) Ainsi la forme-levure du Dematium pulluluns s’est rencontrée dans plusieurs flacons du laboratoire de M. le professeur Villiers, el, à une exception près, n’a été retrouvée que là. D’autres, au contraire, se sont montrées fréquentes quelle que fût l’origine du liquide, en dehors même du

Penicillium.

20 LOUIS PLANCHON.

n'ai trouvé nulle part la description de cette espèce pour laquelle je propose le nom d’ Alernaria polymorpha en raison de la multiplicité des formes qu'elle peut présenter.

2 Un Alternaria distinct du premier, à spores en massif plus différenciées, mais ne présentant à peu près aucun autre mode de reproduction. Cette espèce est assez plastique pour pouvoir être désignée sous le nom d’A. varians.

Ces noms n’ont d’autre prétention que de faciliter la description, et les plantes se rattachent évidemment à des espèces d'Ascomycètes qui sans doute seront plus tard déterminées.

3° Le Cladosporium herbarum Link, c’est-à-dire la plus vulgaire des Dématiées et peut-être la plus étudiée. Mais cette espèce a été très diversement comprise par les auteurs, et le mode de culture auquel elle a été soumise ici peut permettre de se faire une opinion sur sa valeur et sur sa variabilité.

4 Le Dematium pullulans de Bary, autre espèce dont les limites et même l'existence sont très discutées. Le polymorphisme de cette plante, sa fréquence au milieu d’autres champignons l’a fait souvent confondre avec des espèces voisines. [Il était donc important d’éclaireir quelques points de son histoire.

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