‹ Theses presentees a la Faculte des sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur es sciences naturelles (volume 3)Chapitre 21 sur 81 · LOUIS PLANCHON · texte numérisé non relu

LOUIS PLANCHON

Latendance à la variationesttrèsdifférentesuivantlesgroupes. Les Dématiées sont particulièrement plastiques (p. 29):

Un même milieu peut montrer soit une grande multiplicité de formes, simultanées ou successives, soit au contraire une spécialisation de ces formes, amenant souvent des phénomènes de convergence (p. 30).

Les variations portentsurtoutsur l'appareil végétatif(p.32).

La cutinisation offre des degrés très divers. Elle peut manquer totalement (ferrocyanure, etc.), être très diminuée (eaux distillées, etc.), se localiser sur quelques cellules (cas fréquent) ; augmenter fortement (dextrine, etc.) (p. 32).

Dans les cas extrêmes, la membrane des Dématiées se montre formée de trois zones : interne (normale), — moyenne (gélifiée), — externe (cutinisée) (p. 33).

La gélification est fréquente ; elle peut être très influencée par le milieu et souvent fort augmentée (dextrine), au point d'englober les cellules, isolées ou non, dans une masse gélatineuse formant une véritable zooglée (p. 33).

C'est la zone moyenne qui se gélifie dans là membrane des cellules fortement :cutinisées. Le mucilage gonflé fait souvent éclater la cuticule (p. 33).

Le gonflement simultané du protoplasma cellulaire et du mucilage amène fréquemment, après la rupture de la cuticule, soit sur les cellules des spores en massif, soit plus souvent dans les cellules cutinisées du thalle, la sortie de la cellule elle-même entourée de la zone interne de sa membrane, hors de la cuticule (p.34).

Cette cellule dégagée peut germer, quoique rarement et péniblement, dans le milieu épuisé. Le plus souvent elle tend à se cutiniser de nouveau. C'est une sorte de mue (p. 35).

Le phénomène se produit avec plus ou moins de fréquence sur toutes les Dématiées étudiées. 11 semble donc assez général (p. 36).

Certains milieux en favorisent la production (dextrine, glycérophosphates, etc.) (p. 35).

Il se produit aussi dans des cellules non cutinisées mais

enkystées dans des parois très épaissies (acide gallique, ete.) (p: 37).

Des formes fumagoïdes, parfois identiques aux vrais Fumago, se rencontrent chez toutes les espèces étudiées (p: 37). |

Elles sont spécialement abondantes chez le Dematium pullulans (p. 38).

Beaucoup de ces formes passent à la chlamydospore (p. 37).

L'aspect fumagoïde peut être produit sur la même espèce :

a. — Par cutinisation directe des levures ou des conidies.

b. — Par végétation courte, et division dans deux plans (Fumago).

©. — Par cutinisation de parties filamenteuses ou de cel-

lules dans les filaments (chlamydospores) (p. 38).

Certains milieux favorisent beaucoup le développement de formes fumagoïdes (acide glycérophosphorique, acide gallique, liquide de Raulin, etc.) (p. 38).

Les chlamydospores sous diverses formes sont très fréquentes dans les végétations en liquides chimiques (p. 39).

On peut rencontrer tous les passages entre l'article mycélien et la chlamydospore (p. 39).

. Les renflements mycéliens, d’'aspects divers, s’observent souvent chez ces espèces, en particulier dans les formes immergées, et surtout dans quelques milieux (p. 40).

Les fragmentations du mycélium, cutinisé ou non, se produisent très fréquemment (oïdies, etc.) (p. 41).

Les formes-levures se montrent très souvent dans les végétations des solutés. Les unes sont des stades d'évolution de certains champignons (Dematium pullulans, A lternaria polymorpha), les autres sont des formes fixes se reproduisant uniquement en levures sphériques ou oblongues, colorées ou non, quel que soit le milieu employé (p. 42).

Ces formes-levures n’amènent pas de fermentation (p. 43).

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