‹ Theses presentees a la Faculte des sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur es sciences naturelles (volume 3)Chapitre 23 sur 81 · II. — RÉSISTANCE AUX MILIEUX · texte numérisé non relu

II. — RÉSISTANCE AUX MILIEUX

Cette espèce est une de celles qui poussent le mieux sur les milieux les plus variés. Six d’entre eux seulement l'ont tuée (résultat négatif au semis de contrôle). Il est remarquable que trois de ces milieux sont des acides (glycérophosphorique, tartrique, sulfurique.). Les 3 autres sont des milieux réfractaires à la plupart des espèces (soude, liqueur de Fowler, eau distillée de cannelle).

La végétation n’a été faible que sur sept milieux et parmi eux l'acide citrique, l’acide gallique, le phosphate acide de sodium (1); la réaction acide est donc ici une des causes d’insuccès.

Dans quelques rares milieux, le semis n’a donné qu'un

étalé en lame mince, crustacé, très dur, de couleur grise ou légèrement brune, très rarement bordé de blanc, mais jamais vert, à pénicilles grêles, il semblait appartenir à une tout autre espèce: mais les végétations sur l’eau du fond du tube avaient l’aspect normal; il y avait là simplement lutte par mélange avec la forme-levure rose de l’Alternaria étudié ici.

Si sur une même pomme de terre on met les deux plantes en concurrence, on peut vérifier les faits suivants :

A. — Si le Penicillium a poussé d’abord avec tous ses caractères, il modifie bientôt sa belle apparence, devient vert pâle, puis gris, puis noirâtre.

B. — Si c’est la levure qui s’est développée abondamment d’abord, le Penicillium s'étend superficiellement au-dessus d’elle sans pouvoir, semblet-il, s’enfoncer au travers; il a l’aspect d’une membrane blanchâtre, rosée même (la levure apparaissant par transparence), mince, adhérente, difficile à enlever, et n’offrant que des pinceaux très grêles, très pâles, à deux ou trois rameaux au plus, avec spores pen nombreuses, non vertes ; quelquefois même ‘il est tout à fait stérile. Suivant le moment du semis et l'abondance de la forme-levure, on trouve tous les intermédiaires dans cel arrêt de développement.

En somme, dans cette lutte, le Penicillium paraît souffrir plus que son concurrent. Il arrive cependant qu’à la fin il prend le dessus et s'étend alors avec des caractères presque normaux. .

(1) Les autres sont : eau glycérinée, arséniate de sodium, iodure de sodium, ferrocyanure de polassium.

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