‹ Theses presentees a la Faculte des sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur es sciences naturelles (volume 3)Chapitre 47 sur 81 · VIII. — RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

VIII. — RÉSUMÉ

Cette deuxième espèce est très distincte de la première (p.93).

Elle est moins résistante aux milieux : la végétation en a été plus souvent faible ou nulle (p. 94).

Les acides lui sont défavorables (p. 95).

La cutinisation, et par conséquent la couleur des cultures, est très inégale suivant le milieu (p. 95).

Mise à germer sur eau de pomme de terre, la spore en massif (forme normale de reproduction) donne rapidement des files d’A/fernaria. Le mycélium est très anastomosé, parfois tortueux sur plusieurs points; analogue aux débuts de périthèces obtenus par Zopf chez les Chætomium (p.97).

Sur le milieu-type, la moisissure est gris brun ou verdâtre, épaisse. Il s’y produit abondance de spores en Macrosporium ou de formes macrosporioïdes (p. 96).

Le mycélium prend souvent des formes toruleuses (acétate de sodium, quinine, etc, etc.) (p. 100).

Le mycélium se dissocie quelquefois en formant des sortes d'oïdies, où même arrive à végéler presque en levure (carbonate de sodium) (p. 104).

Si le mycélium est cutinisé, cette dissociation amènera la formation de formes fumagoïdes (eau glycérinée, acide gallique, etc.) (p. 106).

La spore en massif est le seul mode de reproduction. Mais

elle varie de forme, de dimensions, d'aspect suivant le milieu et quelquefois dans le même milieu (p. 108).

Il semble donc difficile de baser sur les caractères de ces spores des distinctions spécifiques (p. 112).

La forme Wacrosporium semble n’être le plus souvent que la forme À /{ernaria dissociée (p. 108).

La différenciation des spores en massif est en général ici plus parfaite que dans l'espèce précédente (p. 108).

En tenant compte des divers passages, il existe pourtant deux types principaux de spores en massif. L'un est beaucoup plus grand, plus allongé, moins cutinisé, plus jaunâtre, à cellules plus nombreuses, à pointe prolongée plus ou moins. L'autre présente les caractères inverses (p. 111).

Les passages, quoique moins nombreux que dans l'espèce précédente, permettent d'homologuer les spores en massif et le mycélium durable (p. 112).

CLADOSPORIUM HERBARUM Link.

Répandu abondamment dans la nature sur toutes les parties des plantes mortes et sur beaucoup de plantes vivantes, le C/adosporium herbarum Link est une des Dématiées les plus communes sinon les mieux connues. Elle devait donc se trouver fréquemment dans les poussières de l'air, comme dans l’eau des solutions, et apparaître dans nombre de cultures.

L'événement a montré qu'on le trouvait en effet très souvent dans ces conditions. C’est même une des rares espèces que l’on peut reconnaître à l’examen direct dela moisissure flottante ou du dépôt, grâce à la couleur et à la forme de ses spores et de ses articles dissociés (1).

Il était intéressant d'étudier à nouveau cette espèce si souvent décrite et cultivée, et de voir si les conditions spéciales adoptées ici ne permettraient pas, soit de découvrir de nouvelles formes dans une espèce naturellement plastique et polymorphe, soit de discuter les opinions émises sur

son compte et certaines assimilations plus apparentes que réelles.

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