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HKCIIERCHES SLll I.A SÉPARATION DES TEKRF.S PiAUKS. f) I
La bande 53 5^ de ces spectres est un liiplei, la haiide 'y8-8o un doublet.
On voit que, dans ce fiaclionnemenl, le praF.éodytne s'est accumulé dans les lêles coiitraii emeiil à mon altet)te et à ce (|ne j'étais en droit de supposer d'après mes fractionnements de praséodyme.
Quoique ce résultat soit négatif, il m'a paru intéressant de l'indiquer parce qu'il montre que la marche des fra< tionnements des étliylsulfates de didjme dépend essentiellement de la composition des mélanges.
SÉPARATION DU NÉODVME ET DES TERBINES.
Négligeant systématicpiement le groupe si important des leibines, ou lildans la plupart des Ouvrages que, en traitant la dissolution des terres mixtes par le sulfate de potasse à saturation, on les sépare en deux groupes : les terres cériques et b's terres yttri(|ues.
C'est là une grave erreur que dans ce domaine' les travaux de Marignac anraieirt dû dissiper depuis longtemps.
Le précipité de sulfates doubles dans la dissolution saturée de sulfate de potasse retient des terbines même en dissolution étendue par rapport aux termes dissoutes.
Et ces terres sont une des impuretés qui souillent constamment le néodyme.
Quand les eaux-mères des nitrates doubles d'ammoniaque et de didyine se refusent à cristalliser même en liqueur acide, on transforme ces sels en nitrates doubles de soude et de didjme, ainsi que l'indique Auer de Welsbach.
Dans ces eaux-mères presque incristallisables de ce fractionnement, se sont accumulées les terbines.
Pour séparer ces dernières, je pr'éci[)ite la dissolution par la soude pour éliminer les nitrates alcalins. Lorsque le précipité est bien lavé, je le dissous dans l'acide formique.
32 G. UTIBAIM.
Lorsqu'on perle la dissolution à l'ébullilion, la liqueur qui était en général sursaturée se trouble et dépose un abondant précipité de formiales que l'on sépare. La liqueur renferme encore beaucoup de néodyine, mais si le mélange primitif renfermai t encore du praséodyme, la presque totalité de cette substance est précipitée.
A cet égard l'acide formique se comporte comme le sulfate de potasse, le néodjme, plus voisin des terres yttriques que le praséodyme, s'accumule dans les eaux-mères.
Par de nouvelles concentrations on obtient des précipités de moins en moins roses et l'on a finalement une dissolution sirupeuse que l'on rejette de ces fractionnements, quoiqu'elle renferme encore beaucoup de terbines, parce qu'elle contient toujours une notable proportion d'yttria provenant de l'imperfection des premiers traitements, qui modifie du tout au tout la solubili(é des formiales terbiques.
Les précipités de formiates riches en terbines sont calcinés et transformés en sulfates. Je dissous ces sulfates dans une grande quantité d'eau que je sature ensuite de sulfate de potasse finement pulvérisé; par agitation il se forme un abondant précipité de sulfates doubles et la liqueur se décolore. Je la laisse au contact du sulfate potassique jusqu'à ce qu'elle ne présente plus les bandes du didyme au spectroscope à main.
Le précipité est alors séparé de la liqueur. Le volume delà dissolution étant connu, j'y ajoute à l'ébullition de la polasse qui donne un précipité toujours très faible par rapport au volume de liquide employé. Ce précipité est lavé jusqu'à ce que les eaux de lavage ne bleuissent plus le tournesol. Par ébullition avec l'acide oxalique, les hydrates sont ensuite transformés en oxalates. Ces oxalales sont blancs.
Par ( alcination ils donnent des oxydes dont la coloration est plus ou moins foncée suivant la provenance et la nature
RECHERCHES SUR LA SÉVArvATIOJN DES TERRES RAUES. 53
du niint'ial d'où ces terres ont été extraites. Ces terres a.pparliennent au groupe des terbines.
En pesant les oxydes ou détermine la quantité d'oxydes contenus dans loo'^'^ de dissolution de sulfate potassique et que je désignerai sous le nom de solubilité à défaut d'une expression plus appropriée.
Le piécipité de sulfates doubles est traité par la potasse à l'ébullition, comme le recommande Marignac. Les hydrates sont ensuite transformés en oxalales. Ces derniers sont calcinés et les oxydes transformés en sulfates so?ît traités comme précédemment.
Pour n'obtenir plus de précipité dosable il faut répéter ces opérations six ou sept fois et encore le didjme n'est pas complètement séparé des terbines.
Voici quelques résultats obtenus avec le néodyme de la
cérite :
Numéros d'ordre des précipitations. Solubilités.
1° Formiates { , „
5 Indosable
6 Indosable.
a° Formiates { 4 • o, 1688
6 Indosable
7 Indosable.
Le néodyme ainsi obtenu et paraissant exempt de terbines a été de nouveau fractionné à l'état de nitrate double sodique et j'ai retrouvé encore des terbines dans les dernières eaux- mères.
G. IJUBAIJV,