‹ Thèses présentées a la Faculté des Sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur es sciences physiquesChapitre 10 sur 31 · IMO · texte numérisé non relu

IMO

uo

lûO !10

50 lÛO 200 300 iOO ^ 500

viron ; à 4^0° la pression devait être de 45 atmosphères); l'ampoule ne s'est pas déformée à cette température, sous cette assez forte pression. On a trouvé [Tableau 1

de 118 à ii3. La première série n'avait pas été faite en efîet en vue d'une détermination exacte de K à la température ambiante, mais seulement exécutée dans le but de constater la loi de variation avec la température.

CURIE

Tableau I.

io«K.

Différence.

ii4,8

-hi ,6

-i-IT

4oo

ii4,7

ii4,8

On voit que le coefficient d'aimantation varie suivant une loi hyperbolique, la courbe {fig- 7) représeiiie les valeurs de K calculées par la formule

où T = 2^3 -\- t repiésenle la température absolue.

La simple inspection de la courbe et des points marqués montre que celte courbe représente, à peu de chose près, les données de l'expérience. La courbe en LK fonction de LT ( yî^. i3, p. 99) est une droite de coefficient angulaire égal à — i. La loi de variation de K est donc extrèmem(^nt siujple : Entre 20° et 45o° le coefficient d'aimantation spécifique de Voxjgène varie en raison inverse de la température absolue.

Avec quelle précision celte loi se trouvc-t-elle vérifiée? Les expériences permettent-elles de ceilifier un écart dans un sens déterminé.'^ Il m'est bien difficile de répondre à ces deux (juestions. l.a première série indi(jue une vérification excellente. Les écarts sont certainement inférieurs à ceux auxquels on doit s'attendre d'après la précision

probable des expériences. La deiixiètiie série donne au contraire pour K des valeurs toujours un peu plus fortes que celles calculées par la formule. L'écart est surtout setisible vers 200" et 3oo" ; les valeurs trouvées sont alors de 2,4 pour 100 plus fortes que les valeurs calculées. Cependant la précision des mesures d'attraction est au moins de i pour 100 lorsqu'il s'agit de comparaisons sans dérangement de l'ampoule.

Si l'on acceptait comme parfaitement corrects les résultats de ces expériences, on conclurait cjue pour des pressions faibles la loi se vérifie rigoureusement et que, pour les pressions fortes, il y a des écarts notables, la courbure de la courbe représentative étant moins accentuée. Je ne crois pas que l'on puisse tirer de pareilles conclusions. L'incertitude du résultat provient delà possibilité d une erreur systématique dans l'évaluation des températures. On n'est jamais sûr en effet que l'indication du couple donne exactement la température moyenne de l'ampoule. On se trouve, dans les deux séries, dans des conditions bien différentes à ce point de vue. Dans la première, l'ampoule était assez volumineuse et à parois peu épaisses. Dans la deuxième, l'ampoule était plus petites, mais avec des parois beaucoup plus fortes. On a fait figurer, dans le Tableau de la deuxième série, les valeurs de t' el de [t — t'). i' est la valeur de la température qui vérifierait la formule pour les valeurs de K données par expérience. L'écart atteint i4° au maximum : il me parait bien grand pour être attribué à une erreur systématîf[ue ; cependant il ne m'est pas possible d affirmer que cet écart ne puisse, dans certains cas, se rencontrer entre la température du couple et la température moyenne de l'ampoule (' ).

(') J'ai eu souvent à déplorer, pendant ce travail, cette incertitude sur la précision de l'évaluation des températures. Je n'ai pas cru devoir

54 p. CURIE.

Nous nous contenlerons donc de dire que la formulé

io^K;= — ^ — convient pour calculer le coefficient

d'aiman talion spécifique de l'oxygène avec une précision probablement supérieure à 2 pour 100 entre 20^ et ^do°.

Page 1