AIR
Les déterminations faites sur l'oxygène permettent de calculer les propriétés niagnétifjues de l'air à diverses températures, si l'on admet (d'après les expériences de Becquerel, Faraday et Quincke) que l'azote a une influence négligeable. La valeur ainsi calculée pour le coefficient d'aimantation spécifique K de l'air est donnée par la formule (* )
On a fait une mesure sur l'air pris à la pression atmospbérique et à la température de 24". Dans ce but, on a pris une ampoule volumineuse à pointe tiès effilée, dans laquelle on a fait le vide en la plaçant dans le même tube (/i§\ 6) que celui qui a servi à jemplir les ampoules d'oxygène et en la fermant avec le vide par le même procédé. L'ampoule vide était placée dans l'appareil aux mesures magnétiques; on a fait une série de déterminations, puis, sans rien déranger, on a cassé les extrémités de la pointe avec une pince en cuivre; l'air est rentré et l'on a fait une nouvelle série de mesures, l^es déviations étaient
multiplier le nombre de ces expériences sur l'oxygène. Ces expériences sont longues et demandent beaucoup de soins et, comme les causes d'erreur sont systématiques, j'aurais, dans les mêmes conditions, fait un gros travail, pour nft pas acquérir une certitude beaucoup plus grande dans les résultats. Pour avoir une précision plus grande, il faudrait commencer par perfectionner la construction de l'appareil de chaulfage. (') En admettant 22,28 pour 100 d'oxygène en poids dans la composition de Va'ir (Ledlc, Journal de Physique, p. 281; 1890).
faibles, mais les mesures peuvent se faire à froid à -~^ de division près pour les petites déviations. Enfin le poids de l'air, 0^^,0126, se calcule d'après le volume 10^^,26 et la variation de pression 'jdo'"'".
Il est impossible de se servir des constantes du champ avec une ampoule aussi grosse, mais on peut faire une série avec l'ampoule remplie d'eau ^ on a une valeur relative de l'air par rapport à l'eau et l'on calcule la valeur absolue en admettant pour l'eau lo^R = o, 79. On trouve ainsi pour l'air à 2^^ : 10^ Ko, = 26, 6. Par la formule donnée plus haut, on trouve pour la même température : 26,3. La vérification est aussi satisfaisante que possible, meilleure même que celle que l'on pouvait prévoir, d'après la précision probable des expériences. On peut considérer cette expérience comme une confirmation de ce fait que l'influence de l'azote est insensible.
Si l'on suppose que Fazote a un coefficient d'aimantation spécifique de Tordre de grandeur de la plupart des autres corps diamagnétiques, de l'ordre de grandeur de celui de l'eau par exemple, il en résulterait qu'à 20" le coefficient d'aimantation de l'air serait environ de 2 pour 100 plus faible que celui calculé en tenant compte seulement de l'oxygène. Vers 4oo° l'influence serait de 4 pour 100 environ, etc., c'est-à-dire qu'il est probable que la formule donne des résultats d'autant plus inexacts que la température est plus élevée.
Il est nécessaire de connaître le coefficient d'aimantation de l'air à diverses températures pour pouvoir corriger les mesures magnétiques faites dans l'air. Heureusement il n'est pas nécessaire de connaître le coefficient avec une grande précision pour cet usage.
C'est le coefficient d'aimantation en volume x dont on a besoin. Il est donné, en tenant compte seulement de l'oxygène, par la fornuile
56 p. CUIUE.
Le coefficient d'aimantalion en volume de l'air varie en raison inverse du carré de la température absolue si l'on néglige l'influence de l'azote ; à 20*^ on a 10^ Jt^oo = o,o322. Sur l'eau de coefficient spécifique io^K = — 0,79 et de densité i la correction due à la présence de l'air est de 4 pour 100. Pour un corps de densité d la correction est 0,0822
A 3oo° ou a 10^^:300=0,0084, la correction devient négligeable pour la plupart des corps. Ainsi aux températures élevées, les valeurs de x données par la foimule deviennent moins certaines; mais la coireclion due à l'air devient négligeable (*).