‹ Thèses présentées a la Faculté des Sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur es sciences physiquesChapitre 4 sur 31 · I = KH · texte numérisé non relu

I = KH

et

On choisit, ponr placer le centre de figure dn corps le

long de O.r, le point O pour lequel le prodnit Hj-— ^

passe par un maximum. Pour la plupart des corps étudiés K est en elî'et constant; la force^^est alors proportionnelle au produit ci-dessus : elle passe donc par un maximum au point O. Cette position du corps offre, au point de vue pratique, plusieurs avantages. On peut en effet prendre des corps assez volumineux et les déplacer de plusieurs millimètres suivant Ox sans que la force agissante soit sensibienient différente de ce qu'elle serait si le <orps était concentré en O. On peut aussi se contenter d un réglage approximatif suivant Ox pour la position initiale du corps. Enfin on peut, en faisant usage de la balance de torsion, laisser, sans inconvénient, le corps se déplacer suivant Oo: lorsqu'on établit le champ. On évalue ensuite la grandeur des déplacements sans être obligé de ramener le corps à sa position initiale.

Les courbes de la fig. i sont obtenues eu portant en ordonnées à partir de Ox des valeurs de Hj, —~ et

Hj— 7-7- aux divers points de Ox. On a commencé par

construire ces courbes par une élude préliminaire de l'état du champ; puis, le point G une fois choisi, on a pu vérifier, par des mesures d'attraction magnétique, que la force passait par un maximum dans celte région du champ.

Le corps est le plus souvent placé en petits fragments dans une ampoule de v<^^rre, de porcelaine ou de platine; il fait partie d'un équipage mobile so'ulenu par un fil dont la torsion est utilisée dans les mesures. La direction du fil vient percer le plan hoiizontal de la fii^. i en un point situé sur la ligne Oy normale à O x à 5*^™, 4^ du point O dans notie appareil. L'ampoule se déplace donc suivant Ox en tournant autour du fil. Les déplacements utilisés ont toujours été fort petits et n'ont jamais dépassé o*^"™, i 5.

Appareil de chauffage. — 11 s'agit de mesurer les attractions et les répulsions exercées sur le corps, tout en le maintenant à diverses températures. A ceteilél, Lampoule a {fig. 2) est placée dans un petit four en porcelaine que l'on pt ut chaufiér à l'aide d'un couiant électrique. Ce mode de chauffage est le seul praticable, étant donné la situation inaccessible de l'anq^oule placée entre les branches d'un électro-aimant et soutenue par l'équipage mobile d'une balance de torsion.

Pour construire le four, on prend un premier tube de porcelaine réfractaire />/)/?/? fermé à la partie supérieure. Sur ce tube, de i'2*=™ de hauteur environ, on enroule (en fil double pour éviter toute action magnétique) un fil de platine de j^ à ^[^7 de millimètre de diamètre et de quelques mètres de longueur. Les fils de la double spirale ne se touchent pas et, pour maintenir avec certitude leur écartement, on commence par remplir les intervalles, puis par recouvrir les spires elles-mêmes par une faible

ro

p. CURIE.

couche de pâte de kaolin; on chauffe le fil par le courant, le kaolin durcit, se fendille, mais devient adhérent au tube de porcelaine, et l'on est sûr ensuite que les fils ne pourront plus se déranger. On place un deuxième tube de porcelaine PPPP de plus grand diamètre autour du premier, et l'intervalle entre les deux

Fij

a, ampoule contenant le corps à étudier. — tt, tige de porcelaine soutenant l'ampoule. — TTT, tube métallique formant charpente et faisant partie de l'équipage mobile de la balance de torsion. — PPP, PPP, four en porcelaine. — fff^ fil de platine pour le courant qui sert à chauffer le four. — ccc, couple Le Chatelier. — ABC, écran à circulation d'eau. — EEE et vvv, caisse en bois et tube de verre pour protéger des courants d'air.

tubes est rempli de pâte de kaolin ou de magnésie calcinée. On garantit ainsi partiellement le four contre le refroidissement de l'extérieur.

On évaluela lempéralurc à l'aide d'un couple Le Chaie-

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