‹ Thétre en versChapitre 10 sur 96 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Devant la maison de Bombinella.

ANTONIO, BOMBINELLA

BOMBINELLA

Mon Antonio, dis, n'as-tu pas vu dans rombre ' Ces deux yeux qui brillaient avec un éclat sombre Et qui nous ont suivis depuis le bal?

ANTONIO

Enfant!

Quelque écolier dont va la tête s'échauffant Dans le vin, et les pieds froidissant dans la neige.

BOMBINELLA

Soit. Voici notre porte. Entrons.

Survient un masque.

Que te disais-je? Regarde-le.

ANTONIO

C'est vrai. — Monsieur, les vents sont froids. Et si je vous disais de tirer votre épée, Vous ne la pourriez pas tenir entre vos doigts.

LE MASQUE

Voyez.

ANTONIO

C'est par bonheur que la mienne est drapée

Dans les plis du manteau. La voir nue au grand air

Serait chose fatale, et mourir en hiver

Est très malsain. Monsieur, partez, et Dieu vous garde.

LE MASQUE

Quand une fois je tiens entre mes doigts la garde D'une épée, il n'est pas de diable ou de bourreau Qui lui fasse accepter jamais d'autre fourreau Que la gorge ou le cœur d'un homme. Ta maîtresse Est belle; je te suis pour cela, battons-nous.

ANTONIO

Monsieur, je vais souper et n'ai rien qui me presse De me battre, j'en suis au premier rendez-vous. Passez votre chemin.

Ye masque Dégaine, ou je te crache

Au visage.

ANTONIO

Êtes-vous ivre, masque?

LE MASQUE ANTOMO

Es-tu lâche?

J'ai nom Antonio, vicomte de Palmi.

L'autre jour, j'ai tué mon plus intime ami :

Il avait éveillé de façon incongrue Ma chienne qui dormait au soleil dans la rue.

Exeiint.

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