LA PENSÉE DE BOMBINELLA
Un enfant, rien de plus I un grillon né sous Therbe Qui s'est cru salamandre et cède au feu vainqueur.
LA PENSÉE d'aNTONIO
Nue et posée ainsi, cette femme est superbe,
Mais elle sent la fille à soulever le cœur,
— O mes rêves d'amour, est-ce là votre pôle?
BOMBINELL\
Mets la main dans ma main, Ion front sur mon épaule, Viens, laisse tes beaux yeux mourants se clore, et pour Te bercer, je connais une chanson d'amour!
:Nez au vent, cœur plein d'aise, Berthe emplit, fraise à fraise, Dans le bois printanier, Son frais panier.-
' Les déesses de marbre La regardent sous l'arbre D'un air plein de douceur, Comme une sœur.
• Et dans de folles rixes Passe Tessain des Nixes Et des Elfes badins Et des Ondins.
LA PENSÉE d'aNTONIO
Virginité, èandeur. neigeuse Qui fond à Tamour triomphant.
Charme, éruption radieuse De la femme hors de l'enfant !
Dans Tœil étonné qui s'éveille Les éblouissements du jour, L'aurore qui n'eut pas de veille.
L'amour de qui n'eut pas d'amour!
LA PKNSÉE DE BOMBINELLA
Jouant dans les tripots et buvant dans les bouges, Ivres, lâchant la bride à leurs vices fougueux, Lèvre épaisse, mentons poilus et trognes rouges, Il est à Naple, il est de si robustes gueux 1
BOMBINELLA
Un Elfe dit à Berthe :
« Là-bas, sous l'ombre verte, Il est dans les sentiers De beaux fraisiers. »
Un Elfe a la moustache Très fine et l'air bravache D'un reître ou d'un varlet, Quand il lui plaît.
« Conduisez-moi, dit Berthe, Là-bas, sous l'ombre verte, Où sont dans les sentiers Les beaux fraisiers. »
LA PENSÉE d'aNTONIO
la fleur que nul n'a froissée El les fruits que nul n'a goûtés 1 La valse que nul n'a valsée Et les airs que nul n'a chantés !
tes tressaillements intimes, Nerveuse sensitivité Printemps du cœur, neige des cimes, Trois fois sainte virginité !