ANGÉLIQUE
- Ces! affreux.
Ah! voici Ces folles. Soit, allez*
Il s'éloigne, se tient à l'écart derrière l'escalier.
MICHELA à Jean Vasari
Eh bien! quoi? c'est ainsi Qu'on nous suit?
POMONE à Jean Gesano
Pomona n'a-t-elle plus d'oranges?
FLORE à Pompeo Cortez
Et Flora plus de fleurs?
PANTASILÉE
entrant à son tour, à Castiglione
Sommes-nous de ces anges Qu'il convient de laisser seules au paradis?
CASTIGLIONE que toutes environnent
Nous avons réfléchi sur ce point, et je dis
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GIORGIO D AST
Je ne sais rien. Qu'un jour mon Orlanda renonce Au trône, ou qu'elle en tombe, hélas! il me pourrait Advenir de régner après elle, à regret I Mais le hasard est seul maître des destinées...
Vous serez roi.
CESAR SFORZA
Il reprend son bâlon et son chapeau de pèlerin. GIORGIO d'aST
Qui sait?
11^ regarde au loin; l'ombre alldnue doucement les lointains du paysage Des étoiles, çà et là, vacillent. — Il s'accoude à l'escalier.
Toutes nouvelles nées, De petites clartés tremblent au bord des cieux. C'est le moment du soir, pâle et délicieux, Où comme une donna furlive sous sa mante
On entend les musiques des violes et des hautbois,
^t* nuit au pas gliî^sânt se vOt (i ombre charmante !'uiirs*en aller au bal dris i^doile^, îà-basi
Aftiiùâi commence à montrer lii Liate, pendant que l'on voit passer — i Diusiqnos qui $éloiir[ïoîjh — les barques où sont étendus les Jjqmitias ût ïcîs hoUa^ fîltcs^ sous la lueur dos torches. — Le I ehant s rlrvr% iIsujs cIlt. arpèges de mandores.
rRc ne pivTérerait pas,
A la puissance, à Tor, à la gloire importune,
Celte chanson d'amour qui tremble au clair de lunel
LES VOIX au loin
L'astre tremblant dit à l'étoile : ^
« Je crois, quand ton rayon se voile, « Que tout est sombre dans les cieux ! »
— Les regards disent à nos yeux Ce ^ue 1 astre dit à l'étoile.
Le rideau baisse lentement, tandis que Giorgio d'Ast regarde et rêve, que César Sforza, appuyé sur son bâton, monte la côte, et que les voix s'éteignent.