‹ Thétre en versChapitre 42 sur 96 · ANGÉLIQUE · texte numérisé non relu

ANGÉLIQUE

- Ces! affreux.

Ah! voici Ces folles. Soit, allez*

Il s'éloigne, se tient à l'écart derrière l'escalier.

MICHELA à Jean Vasari

Eh bien! quoi? c'est ainsi Qu'on nous suit?

POMONE à Jean Gesano

Pomona n'a-t-elle plus d'oranges?

FLORE à Pompeo Cortez

Et Flora plus de fleurs?

PANTASILÉE

entrant à son tour, à Castiglione

Sommes-nous de ces anges Qu'il convient de laisser seules au paradis?

CASTIGLIONE que toutes environnent

Nous avons réfléchi sur ce point, et je dis

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GIORGIO D AST

Je ne sais rien. Qu'un jour mon Orlanda renonce Au trône, ou qu'elle en tombe, hélas! il me pourrait Advenir de régner après elle, à regret I Mais le hasard est seul maître des destinées...

Vous serez roi.

CESAR SFORZA

Il reprend son bâlon et son chapeau de pèlerin. GIORGIO d'aST

Qui sait?

11^ regarde au loin; l'ombre alldnue doucement les lointains du paysage Des étoiles, çà et là, vacillent. — Il s'accoude à l'escalier.

Toutes nouvelles nées, De petites clartés tremblent au bord des cieux. C'est le moment du soir, pâle et délicieux, Où comme une donna furlive sous sa mante

On entend les musiques des violes et des hautbois,

^t* nuit au pas gliî^sânt se vOt (i ombre charmante !'uiirs*en aller au bal dris i^doile^, îà-basi

Aftiiùâi commence à montrer lii Liate, pendant que l'on voit passer — i Diusiqnos qui $éloiir[ïoîjh — les barques où sont étendus les Jjqmitias ût ïcîs hoUa^ fîltcs^ sous la lueur dos torches. — Le I ehant s rlrvr% iIsujs cIlt. arpèges de mandores.

rRc ne pivTérerait pas,

A la puissance, à Tor, à la gloire importune,

Celte chanson d'amour qui tremble au clair de lunel

LES VOIX au loin

L'astre tremblant dit à l'étoile : ^

« Je crois, quand ton rayon se voile, « Que tout est sombre dans les cieux ! »

— Les regards disent à nos yeux Ce ^ue 1 astre dit à l'étoile.

Le rideau baisse lentement, tandis que Giorgio d'Ast regarde et rêve, que César Sforza, appuyé sur son bâton, monte la côte, et que les voix s'éteignent.

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