‹ Thétre en versChapitre 87 sur 96 · SCÈNE V Les Mêmes, ANGE DE MIKEVEN · texte numérisé non relu

SCÈNE V Les Mêmes, ANGE DE MIKEVEN

ANGE DE MIKEVEN très vile

Mademoiselle !

IRÈNE

Hé! là! qu'est-ce?

ANGE DE MIKEVEN

Dieu VOUS protège î La reine I

IRÈNE

Je suis morte !

ANGE DE MIKEVEN

On ouvre. Le cortège

Est dans la cour.

IRÈNE

Raoul!

RAOUL

Que faire?

IRÈNE

Fuir!

RAOUL

Par où?

A moins que de s'aller fourrer dans quelque trou C.omme des rats devant Une chatte accourue!

^NGE DE MIKEVEN

La fenêtre?

RAOUL

Merci. Deux étages. La rue Est une couche d'ouate, à ce qu'il vous paraît?

ANGE DE MIKEVEN

Celle-là ne vaut rien.

Ddsignant la fenêtre de gauche :

Mais celle-ci ferait Notre affaire.

RAOUL

Ce page est sournois !

ANGE DE MIKEVEN

Elle donne Sut un endroit du parc où ne hante personne.

RAOUL

inspectant le dehors

C'est un gouffre.

ANGE DE MIKEVEN

Le mur offre un avancement Où Ton peut se tenir très agréablement; Et pour gagner le sol vous aurez une échelle.

IRÈNE

C'est très ingénieux.

RAOUL

^ peu rassuré

La chute serait belle.

Les cris : « Vive la Reine ! » se font entendre. Bruit dans la chambre do parade.

ANGE DE MIKEVIN

Hâtez-vous.

RAOLL

enjambant la fenêlre

destin! Je me courbe à ta loi.

On ne voit plus que son buste. Au page :

Vous, songez à Téchelle !

Il embrasse Irène.

Et VOUS, songez à moi!

Page 1