‹ Theveneau de Morande; étude sur le 18e siècleChapitre 43 sur 55 · I. Edit. de 1772, t. IX, p · texte numérisé non relu

I. Edit. de 1772, t. IX, p

calomnie la plus atroce et la plus absurde distille un poison affreux sur tout ce qu'on respecte et qu'on aime. L'auteur s'est dérobé à l'e.xécration publique. » C'est M. de Lauraguais, qui le force de s'agenouiller publiquement devant lui et à se reconnaître par un écrit public faussaire et calomniateur '. C'est Mirabeau qui l'appelle « malheureux libelliste dont l'amitié et la correspondance sont un opprobre pour le sieur de Beaumarchais ». C'est Linguet qui, dans ses Annales^ a dit « qu'il fallait traiter son nom comme la justice traiterait sa cendre ». OesiY Observateur anglais -, qui écrit que Beaumarchais s'était rendu aux yeux de M'"^ d'Eon abominable et odieux, parce que « il a eu la bassesse de prendre pour confident, de se donner pour substitut auprès d'elle un

1. La Correspondance de Grimm, édit. Tourneux t. X, p. 112, donne une analyse et des extraits du Mémoire pour moi, par moi Louis de Brancas, comte de Laur agitais, où le comte parle de Morande. « C'est un gredin qui s'avise de dire du bien de moi dans un libelle où il déchire ce que j'aime et que je respecte, qui croit passer pour un bel esprit de bonne compagnie parce que quelques salopes l'appellent le chevalier de la Morande, au lieu de Morande (auteur du Ga:^eiier cuirassé et de plusieurs autres atrocités); et qu'il imprime un fatras scandaleux qui a l'air d'être écrit par un fiacre sur les mémoires de la cuisinière de M™<î Gourdan. »

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