‹ Theveneau de MorandeChapitre 35 sur 46 · I. Les numéros 66, 67, 6S, 69 ont été · texte numérisé non relu

I. Les numéros 66, 67, 6S, 69 ont été

me suis arraché de leur société et suis venu reprendre ma tâche pour dévouer tout mon temps à ma patrie. » Et il annonce qu'il ne restera pas neutre entre les patriotes et les ennemis de la Constitution; qu'il veut encore ■ concourir à écraser les partis pour maintenir les pouvoirs légitimes, démasquer les intrigans et les dénoncer à la nation ».

Comme pourmarquer sa rentrée dans la polémique des partis, il s'en prend d'abord à Camille Desmoulîns, qui venait de publier une brochure contre Brissot '. Mais Morande la trouvailtrop modéréCj et, de plus, il reprochait a Camille d'avoirparlé de l'ex-Giiîe/iercM/'riiM^

I. Il s'agit ici du pamphlet intilulj Brissot démasqué. Camille avait élé attaqué par te Patriote français, journal de Brissot, sous prétexte que, dans une consultation donnée à un sieur Dithurbide que le tribunal de police correctionnelle avait envoyé à Bicétre en vertu de la loi sur les maisons de jeu, C. Desmoulins s'était constitué l'apologiste des jeux de hasard. Le signataire de l'article du Patriote était Gircy-Dupré, le futur Girondin; mais l'irascible Camille s'en prit au rédacteur en chef. < l.e maître est responsable des délits du domestique, lil-on dans le Brissot démasqué... Il est commode à un journaliste de prendre ainsi M. Girey en croupe pour couvrir son dos. Mais je saule à la bride, parce que c'est vous qui la tenez et qui m'avez lâché cette ruaiie. » Camille insistait principalement sur les idées politiques de Brissot, et pas assez surlesimputaiionsdirigécs contre sa probité. Morande avait été moins généreux.

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battre ». Dire d'un homme qu'il a la Fayette, ce n'est pas là de que diter '. Morande avait, il est vrai plus d'imagination lorsqu'il s'agissa en cause Brissot. Mais le crime ii de Camille, c'est d'avoir montré pe

1. Voici le passage de BHssot démasqué Morande : c Je ne vous citerai point non p avec qui votre procès criminel reste touj" et indécis, et qui va disant partout assez à qui veut l'entendre : Je conviens que j< un honnête homme; mais ce qui m'indi voir Brissot se donner pour un saint, et Lameia, devenu le frère Antoine, méc< frère d'armes, et ne plus se souvenir de de dame Léonarde. >

2. C'est notamment dans la Tribune < (journal publié en mai 1792 et qui n'eut numéros) que Camille attribue à la Fayel ambitieuses et une profondeur de machis offrent peu de vraisemblance. 11 le compj well, tout en ajoutant qu'il peut deveni selon les circonstances. Il l'appelle le \ ministres qui ne font la guerre que pou protecteur à la dictature. D'après le jo Fayette trompe tous les partis. Il n'a jamai quelle opinion on était, pourvu qu'on fûi tisans. Et Camille conclut ainsi : c Le ci(

dératîon pour Morande lui-même. « Comment ce Camille de la petite espèce, réplique le rédacteur de ÏArguSy s'est-il avisé de me prêter un soliloque qu'il dit plaisant et qui est aussi sot que son ouvrage ? Je me permettrai de lui rembourser celte avance, en observant qu'à son ordinaire il a oublié d'être vrai, comme il oublia d'être brave, le jour qu'un homme impoli lui appliqua un si violent soufflet au Palais- Royal, qu'il lui imprima quatre doigts sur la joue droite et, de son pouce, le fit saigner du nez en abondance. Voyez les mémoires de Camille Desmoulins écrits par lui-même. »

Après avoir ainsi tancé l'imprudent Camille, Morande revient à des questions plus générales et, résumant les lamentables nouvelles qui arrivent de la province, affiche de nouveau sa profession de foi politique. Il n'est pas de ceux qu'il appelle les OresieSj de ces aveugles qui veulent ramener le pays en deçà de 1789 et rêvent la restauraiion du pouvoir absolu. La stricte observation de la Constitution, la lutte contre « les exagérés dans tous les sens d, voilà tout son programme. Même en présence des déchaînements révolutionnaires, il repousse nettement le retour à l'ancien régime : « L'insurrection de Noyon, celles d'Étampes et de Montlhéry, écrit-il le i5 mars, celles qui ont

d'essais que font nos ennemis, :

truire le gouvernement élabli , soit le peuple de la liberté. Que ces proj< Jamais les Français ne perdront sont libres; jamais on ne leur ] cesser de l'être. On aura beau Français les jouissances délicieus régime, ce n'est plus de celles-là loux. » Ces déclarations une fois fa ne manquaient pas d'à- propos, ai Ton accusait le roi de méditer ui thélemy de patriotes, — Morand pasd'illusionssurlavéritablecausi qui se produisaient aux quatre ritoire. Suivant lui, il est ridicule le roi. « Les écrivains incendiaire du 20 mars, les attribuent tous in au Pouvoir exécutif, comme s'il poser que le Pouvoir exécutif, qu force pour faire exécuter la loi, voi encore davantage... » Les émigré:

avoir prêté la main au désordre cas particuliers; mais le rédacteu

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reux, à savoir les agents ou les complices des puissances étrangères, et surtout les républi^ comanes. «... J*ai déjà dit plusieurs fois et je le répète encore, ce sont les repu bli comanes qui croient pouvoir mettre tout le royaume dans leur dépendance et se donner une existence brillante aux dépens des propriétaires; ce sont ces malheureux qui cherchent à détourner le peuple travaillant de ses occupations, pour lui faire entrevoir la possibilité de partager les propriétés de ceux des citoyens qui ont des terres, en les lui faisant regarder comme des aristocrates, et rinvitent sans cesse à les opprimer; ce sont ceux-là qui sont nos plus grands ennemis. »

En fait, le parti avancé, dont Morande n'osait même plus prendre les chefs personnellement à partie, dominait absolument laction du Pouvoir exécutif. Sous la date du 23 mars, V Argus nous donne l'analyse d'une célèbre séance du club des Jacobins où le ministre des affaires étrangères comparut en personne. Dumouriez, — car c'est de lui qu'il s'agit, — monte à la tribune et, se coiffant du bonnet rouge quelui passe un préopinant, adresse un discours à ceux qu'il appelle Frères et amis. La harangue roule sur la question de paix ou de guerre et le ministre déclare, en substance, que, si les négociations

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mouriez a terminé, le président 1 quelques mots flatteurs. Surce,CQ bondit et s'étonne qu'on réponde tre. a Le plus beau titre dont s'h nistre^déjà membre de la société^ citoyen^ lui répondre, c'était, suiv une atteinte à Tégalité ! » Robespic dans le même sens, tout en ajouta correctif, « qu'il ne croit pas impc ministre soit vraiment citoyen »

n'avait rien de particulièrement a Dumouriez, mais le ministre afTect cette double sortie pour un compl jetant au cou de Robespierre, Ter effusion, ce qui souleva des appla frénétiques. On n'était pas remis de tions, quand arriva une lettre d Paris, Pétion, lettre dont Moran texte. Elle contenait une protestati bonnet rouge, le nouvel emblème auquel le ministre Dumouriez ven; hommage. « Le signe que vous ai vait le maire Hp Poip5»

contente plus des images stériles de la Liberté; il veut la liberté même. Il ne se contente plus de hochets, mais des lois sages, des institutions bienfaisantes... Nous avons eu le bonheur d'avoir un signe général consacré par l'opinion ; les ennemis de la liberté n'osent pas en prendre un différent; n'y aurait-il pas dès lors une souveraine imprudence à donner l'exemple d'un signe nouveau ? Bientôt vous verriez des bonnets verts, des bonnets blancs; que ces bonnets de diverses couleurs se rencontrent, alors une guerre ridicule et sanglante s'engage ; Tordre public est troublé, la paix intérieure est altérée et peut-être la liberté compromise. » Qui le croirait? Cette lettre de Pétion, après tout fort raisonnable, ne fut pas mal accueillie par les Jacobins. Sur la motion de Robespierre, ils décidèrent, ce jour-là, que les membres du club ne porteraient plus d'autre signe de la liberté que la cocarde nationale. Malheureusement, la proscription du bonnet rouge ne dura pas. Dans le n° suivant de l'Argus (5 avril 1792), le rédacteur, parlant de la fête donnée aux Champs-Elysées par les forts de la Halle, en l'honneur des vainqueurs de la Bastille, nous raconte que le maire Pétion s'y est rendu, et que le fils de l'un des convives a été baptisé par Tévêque Fauchet.

Le journaliste ajoute ces détails : a L'enfant a

K.iviijuc au iiuiii uc sa luic . «

Cela n'était que puéril. Il y < parades plus tragiques, telles qi triomphale faite aux Suisses di Châteauvieux que le décret d*am rés des galères. Manuel, Pétion, bois, Robespierre, honorèrent la fi sence.La municipalité fut invité par une pétition qui porte les i Marie-Joseph Chénier et de Da^ Roucher, l'auteur du Poème des été désigné dans sa section pour fi la députation qui devait suivre le • rande nous a conservé la répons(

I. A la même époque, Camille Desm énergiquement, dans son journal la 1 triâtes, contre les restrictions imposées lique. A propos d'une procession de la F dite sur l'initiative de Manuel, Camilli cher Manuel, les rois sont mûrs, mais Test pas encore... Le soleil de la philc les têtes; mais, à Paris comme dans les le réquisitoire du patriote Manuel a le ] nient de soulever contre la Constituti constitutionnels qui nous ont rendu de vices et qui ne né»iiv»«»— •- -■-

cette sommation : « Je m'y rendrai volontiers, pourvu que Ton place sur un char de triomphe le bu?te de Desilles, massacré à Nancy, afin que le peuple puisse voir l'assassiné au milieu des assassins! »

Cependant les événements se précipitent. Le 20 avril, Dumouriez vient, au nom du roi, proposer à l'Assemblée Législative de déclarer la guerre au roi de Hongrie et de Bohême ; et la déclaration de guerre est votée par l'unanimité des représentants, moins quatre ou cinq voix. On sait les premiers incidents de la guerre, aggravés par l'indiscipline de nos troupes, en face de l'ennemi. Le ministre de la guerre, après l'assassinat du général Dillonà Lille, vient déclarer à l'Assemblée « qu'il ne peut plus y avoir d'armée, si les soldats ne respectent plus leurs chefs ». Et le ministre (M. de Grave) donne sa démission. Les généraux Biron, Rochambeau, se plaignent hautement de l'insubordination de leurs soldats que les déclamations furibondes de Marat, dans VAmi du peuple^ provoquent publiquement à l'assassinat des chefs. Le maréchal Rochambeau, dans une lettre au roi, que reproduit V Argus du 10 mai, s'exprime en ces termes : « Je n'ai rien vu de pareil à ce que je vois, et j'espère que V. M. me dispensera de le voir longtemps. Tous ces non-succès feront

datée du 29 avril, se plaint au et notamment du ministre de gères a qui veulent jouer tout Téchiquier > où les généraux i des pièces passives. Malgré les i nistère et de l'Assemblée, Rocl tint sa démission et Luckner d à son corps défendant. Moran son journal toutes ces misères e giquement des mesures décisi blir la discipline. L'Assemblée s< voyer à l'armée française une ad le 8 mai. Elle exhorte les troupe reusement les prisonniers. « Ce nous combattons aujourd'hui s< demain peut-^tre lisseront nos ar rappelle ensuite à l'armée françai bat non plus pour satisfaire le a mais pour le salut de la nation, c'est vous-mêmes, ce sont vos c vos droits que vous défendez ; il retourner sous l'empire de la gai de la taille, de la dîmi» /^^

MORANDE ET LA RÉVOLUTION. 3oi

pôtSj d'oppression et de servitude. » L'Assemblée reconnaît que des crimes ont été commis. Elle annonce qu'ils seront punis avec sévérité et engage les soldats à se défier de ceux qui ne parlent que de trahison. Ce sont des ennemis de la liberté française. D'ailleurs, on poursuivra la guerre, coûte que coûte : il faut vaincre ou mourir. « Nous avons juré, disent les représentants, de ne capituler ni avec l'orgueil, ni avec la tyrannie. Nous tiendrotis notre serment. La mort, la mort, ou la victoire et l'égalité! »

Ainsi, il n'est déjà plus question du roi; le divorce avec la monarchie s'achève. La municipalité donne des ordres comme si elle craignait une nouvelle fuite de Louis XVL On ne tient aucun compte des protestations du malheureux prince, qui écrit au maire : « Vous reconnaîtrez aisément que ce bruit, dans les circonstances présentes, est une nouvelle et horrible calomnie, à Taide de laquelle on espère soulever le peuple et Tégarer sur la cause des mouvements actuels. » Les imprudences des royalistes rendent désespérée la situation de la famille royale. La ridicule manifestation des douze ou quinze soldats qui, dans la journée du 20 mai, arborent à Neuilly la cocarde blanche et menacent les passants de leurs sabres, porte au dernier degré l'exaspération populaire. Dans

3oî theveneau de morande.

la séance du 2 3, Gensonné et Brissot dénoncent le comité autrichien formé autour de la reine. Un décret licencie la garde du roi, considérée comme un foyerde réaction, et metM.de Cossé- Brissac, le commandant de cette garde^ en accusation. Au-dessus de la grande porte des Tuileries, on Bxe une pique, entourée de rubans aux trois couleurs et surmontée a du bonnet de la liberté ». Le 27, l'Assemblée prononce la déportation contre les prêtres non assermentés. L'Hôtel de Ville organise l'insurrection et prépare le renversement de la monarchie. On sent que le dénoûment approche et que la cause de Louis XVI est une cause perdue.

C'est à ce moment que Morande, qui dans son journal a marqué toutes les étapes de cette marche vers l'abîmej s'arrête découragé et pose brusquement la plume, soit que l'argentait manqué, soit que te rédacteur commençât à craindre pour sa sûreté personnelle '. Ses craintes, d'ail-

I. La dernière livraison de l'Argus patriote porte le numéro 94 et la date du 3i mai 1792. Au bas de cette livraison, qui termine le iroisîÈme tome de l'eue m pi a ire de la Bibliothèque nationale, on lit cette mention manuscrite. « Le journal Jinit à ce numéro. > Aucune annonce n'avait provenu le public, car, en t^tede ce même numéro 94, se trouve l'avis suivant : » MM. les souscripteurs dont l'abonnement finit au i» juin sont priés de le renouveler, afin qu'il n'y ait point d'interruption dans le service du journal. >

MORANDE ET LA BK VOLLTrON. îo3

leurs, n'étaient paschimérîques.car il fut arrêté après le lo août, et, d'après M. de Loménîe, qui, dans son ouvrage sur Beaumarchais, a consacré une note à Morande, le pamphlétaire n'échappa que par miracle aux massacres de septembre 1792. Les biographes croyaient même, jusqu'à ces derniers temps, que le Gaietier cuirassé avait été l'une des victimes des septembriseurs. Mais il ne reste plus rien de cette légende dramatique, en présence de l'acte de décès de Theveneau de Morande, acte qui a été retrouvé en 1875 dans les archives de l'Hôtel de Ville d'Arnay-le-Duc '. Il résulte de l'acte

I. Celte découverte est due à M. Albrier. Voici le texte même de l'acte de décès du pamphlétaire : ( Du dix'hiiilième jour de messidor an treize, à neuf heures du matin, acte de décès de Charles-Theveneau Morande, mari d'Elisabeth Saint-Clair, décédé à Arnay- Eur-Arroux, le dix-septièmejaur de messidor an treize, à neuf heures du soir, né à Arnay-sur-Arroui, département de la Côle-d'Or, le neuvième jour du mois de Novembre an mil sept-cenl-quarante-un, tiis de Louis Theveneau, qui était notaire audit Arnay, et de Philiberte Belin,surla déclaration à moi faite par Louis- Claude-Henry-Aleiandre Theveneau, demeurant à Arnay-sur-Arroui, homme de loi, âgé de cinquantequatre ans, qui a dit Etre frère du défunt, et par Georges-Louis Theveneau Morande, demeurant audit Arnay, propriétaire, qui a dit être fils du défunt ; et ont signé, après lecture faite du présent acte ; Theveneau, Guiot, Theveneau. »

Morande, de sa femme Elisabeth Spint-Clair, décé-

rhonneur, comme on Ta cruSd'ex Directoire^ les fonctions de juge d un de ses frères, non pas Lazare-J correspondant de Beaumarchais ', Claude-Henry-Alexandre Thevenc au tribunal de paix d'Arnay-le-Di sans alliance à Arnay-le-Duc^ le 3; Quant au Ga:[etier cuirassé^ il préfi dans Tobscurité et dans le calme, siens, auxquels il laissait le sou talents plutôt que l'exemple de ses

dée à Arnay le 28 novembre 1807, la enfants dont M. Albrier a ainsi reconsti et la descendance : i» Georges-Louis, ni 24 janvier 1772, mort à Arnay-le-Duc le 181 5, marié à sa cousine Marie-Louise ' cinq filles; 2« Elisabeth-Françoise, née 21 février 1779, morte à Arnay le 23 ma à Antoine Guiot, percepteur de^ finar député aux États généraux de 1789; 3» H née à Londres le i«f septembre 1780, déc le-Duc, sans alliance, le 11 août i856.

Les armes que s'était données Mora d\ijur, à cinq trèfles d'or posés 2,2 et L

I. V. notamment la reproduction de ce Beaumarchais et son temps, de M. de Lomé

MORANDE ET LA REVOLUTION. 3o5

Si^ jetant un coup d'œîl en arrière, on essaie de caractériser la vie et les œuvres de Theveneau de Morande, on n*éprouve aucun embarras.

M. de Loménie ' pouvait se dispenser, pour répondre aux susceptibilités très respectables des descendants de l'audacieux pamphlétaire, d'établir doctement que Morande n'a pas toujours été un citoyen honorable et que les très graves écarts de sa jeunesse méritent le blâme. Il a été, dès le premier jour, et il est resté jusqu'à la fin le moins scrupuleux des hommes : un aventurier de lettres, vendant sa plume au plus offrant et prêt à changer de drapeau suivant les hasards du combat. Joueur, libertin^ escroc^ il débute par se brouiller avec sa famille et avec la justice ; et bientôt, réduit à sortir de France, organise, sous le couvert de l'hospitalité britannique^ une véritable officine de chantage. Sans s'attarder à l'attaque des personnages de second ordre, il vise à la tête d'un roi, en le menaçant de dévoiler au monde le scandale de ses basses amours; défiant les petites ruses de la police française, il force le monarque à lui envoyer presque un grand homme comme ambassadeur et réduit l'amant de la Du Barry à composition. Ainsi devenu riche^ à force d'audace et de

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