I. Beaumarchais et son temps, t. I, p. 38 1 et
naire de la police de Louis X\ pourvoyeurs les plus dangereux Entre temps, il promène sa lantei sensuel sur tous les coins équivo ciété qui l'entoure et dévoile L xvTU* siècle, en homme qui coni rience ce que le vice a de plus raffi clergé^ magistrature, finance, tou comparaissent à leur tour devan impitoyable. Le théâtre n'a pas d< lui ; il peint comme personne le i lope des coulisses et des boulevan ne craignait pas de le suivre^ ] nous mènerait ce précurseur du ns sait tout, car il a tout vu. II c( bout du doigt l'histoire des alcôves les princes comme les courtisanes, étrange joue avec une aisance incc rôles les plus divers; tantôt la te l'auxiliaire précieux du pouvoir ; d< formidables puissances, la Du Bar Cagliostro, Mirabeau, Robespierr en riant à travers le monde, tend
MOBANDE ET LA REVOLUTION. 3o7
tueux; déshonoré et n'ayant à la bouche que les mots d'honneur, de patriotisme ; diffamateur de Louis XV et agent aussi tidèle qu'habile de Louis XVI; figure hybride et complexe, qui personnifie tout à la fois l'intelligence superficielle et brillante du xvi[i° siècle, la corruption de la société qui finît et les aspirations tumultueuses de la société qui commence; vil pamphlétaire, si l'on veut, mais plein d'esprit et de ressources, d'une observation mordante, d'une rare sûretédejugementetde coup d'œil; Figaro vivant et réel, si retors qu'il a exploité Beaumarchais lui-même; si habile, qu'il a forcé un roi, monellcment insulté par lui, à lui ouvrir sa cassette; si heureux, qu'après avoir bravé les plus farouches Jacobins, il s'est joué de la guillotine révolutionnaire comme il s'était joué des bastilles monarchiques, et est mort doucement dans son lit!