SCÈNE V
MARIE, LEIRAS.
MARIE
Enfin , grâce à ma guitare, nous voilà sûrs d'un asile pour cette nuit. leÏras.
Je ne reviens pas de votre complaisance. Une reine chanter pour divertir un simple soldat!.;.
MARIE
Ce que je fesais à la Cour du duc de Bretagne n'étaitil pas plus pénible. Etre obligée d'entendre maudire mes sujets , mon époux !... Un époux qui me fuit, qui me dédaigne , et que je devrais haïr autant que je l'ai aimé... YoUà quelle était ma vie... Je n'ai pu y résister.
AIR Hongrois.
Cher Leïras , sous leur cruel empire, Aussi long-icms je n'ai pu deracurerj Le cœur rhagiin, il me failait sourire j Fille de roi u'a pas droit de pleurer.
Adien grandeurs, dcitcs mensongères.
Adieu vous dis , ce sera pour jamnfs : Si le bonheur n'est pas dans les chaumières , Du moins, hélas! J'y puis pleurer en paix. LEÏRAS.
Pardon : mais pourquoi ne demandez-vous pas plutôt un asile a votre époux ?
MARIE
Jamais. Et je crains plus de tomber entre ses mains , qu'entre celles de mon frère irrité... Je pourrais braver ga colère , mais non souffrir le dédain.