‹ Thomas Corneille, sa vie et son théâtreChapitre 111 sur 206 · ENRIQUE · texte numérisé non relu

ENRIQUE

Amis, il faut découvrir ce mystère :

Quelqu'un ici se cache et s'obstine à se taire.

J. I, vu.

JODELET

Ah! je suis découvert! Qu'ils me vont étriller, Si, le fer à la main, je ne les fais driller! Ça, mon courage, allons!

// commence à se montrer l'epée à la main.)

Le premier qui s'avance,

Par la mort! dans son sang Ils ont peur, que je pense :

Ils s'arrêtent de loin à me considérer,

Ils parlent bas entre eux 11 faut encor jurer!

Ventre! si l'on m'approche '!...

On l'entoure cependant, on lui ôte son épée et on l'amène devant le roi de Naples. Notre homme ne se démonte pas pour si peu : il a offert de rendre l'armure, on n'y a pas consenti; il la garde fièrement et, se sentant devenir grand seigneur, il le prend de haut avec les soldats qui le conduisent :

Oui, ce lieu pour mon gîte est assez agréable. Bonsoir et bonne nuit! Allez-vous-en au diable! Tout habillé de fer et par bas et par haut, Vous m'avez fait, je crois, galoper comme il faut : Mais un jour peut venir, ou je veux qu'on me pende, Si, plus cher qu'au marché, vous n'en payez l'amende. Une chaise, quelqu'un! Je suis las, dépêche/.'

le noi

Levez, levez le masque; en vain vous vous cachez. Trop superbe ennemi, l'on connaît qui vous êtes.

JODELET

M'amène-t-on ici pour me conter sornettes?

LE ROI

La feinte est inutile

El mm- connaissons trop le prince de Sicile.

JODELET

Et cpie m'importe à moi si vous le connaissez?

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