De Boze, Discours
3. Les Bonnes Sœurs ou le Ménage des deux Corneille, (Ducis, Œurres complètes, in-8, p. 304.)
des Lampéricre, que les deux frères ne voulaient point partager^ était assez considérable. On a récemment trouvé * la liste complète des biens dont Kéri-
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roi le 13 décembre 1681, à cause de Sa chàtellenie et vicomte d'Andely " ». Cet aveu comprend deux 'maisons à Andely, dont une fort belle ', et dix-huit pièces de terre, bois, vignes , terres labourables, le tout d'une contenance d'environ 45 hectares. Que Ton ajoute à cela le prix de la charge de Mathieu de Lampérière qui fut vendue (le 29 décembre 1650) 3 300 livres tournois, une petite somme dont les deux femmes héritèrent de leur grand'mère (26 mai 1655) *, enfin diverses créances qu'elles durent recueillir successivement, et l'on verra que le Jeune Corneille, tout en écoutant son 'cœur, avait fait une assez bonne affaire.
Les Corneille avaient d'ailleurs hérité, eux-mêmes, de leur père une fortune fort passable : pour sa part, Thomas avait obtenu la « Grande Maison » de la rue de la Pie, celle où il était né ', ui^ peu* plus du tiers du domaine de Petit-Couronne, la moitié des deux propriétés de l'ile de la Litte et de Tile de Cléon, qui restèrent indivises entre les deux frères *, et une part des sommes d'argent qu'avait placées Corneille le père en constitution de rentes et qui s'élevaient au moins à 25 000 livres. Le jeune ménage se trouvait donc,
^1. Bouquet, Pointé obscure,.., p. 110 et 111.
S. c Pour serrir à la confection du nouY^au terrier de l^n domaine. »
3. La commune d'Andely a acheté en 1858 cette belle maison, connue «ous le nom de « Maison Corneille », pour en faire son ji6tel de TÎlle. • • •