Mercure de janyicr
1 342, 1 399, 1 595 livres. Il y eut 45 représentations de suite.
Quand la presse commença à devenir moins grande, les auteurs imaginèrent une ingénieuse réclame pour attirer à Guénégaud les derniers retardataires. Ils firent distribuer dans Paris un almanach illustré où se trouvaient figurés et expliqués les trucs les plus nouveaux de la pièce ^ Car il faut dire qu'ils avaient fait dans la Des^ineresse un heureux emploi des machines, et ce furent sans doute les artifices merveilleux qu'ils y avaient introduits, qui en soutinrent le succès, long* temps après l'exécution de la Voisin, jusqu'en l'année
1. Par une rare bonne fortune, ce curieux almanach nous a cic conservé : un exemplaire, découpé en plusieurs morceaux, est intercalé dans un volume factice de la Bibliothèque de l'Arsenal (B. L. 9 830, bU)y qui contient les éditions originales de la Devineresse et de deux autres pièces de Th. Corneille. Les figures de cet almanach ont été reproduites par M. E. Thierry dans son édition du Théâtre de Thomas Corneille. — Ajoutons que la Devineresse eut aussi un gros succès de librairie- : comme on s'en arrachait les exemplaires, de nombreuses contrefaçons parurent aussitôt en Hollande et à Paris. Pour dérouter les copistes, l'éditeur dut faire tirer en caractères spéciaux le titre et toutes les indications d'actes et de scènes, et le Mercure, organe officiel de Corneille, partit en guerre contre les contrefacteurs (Mercure de février 1680, p. 3i5).