‹ Thomas Corneille, sa vie et sor théatreChapitre 51 sur 209 · Mercure de janvier · texte numérisé non relu

Mercure de janvier

3. Le 30 octobre 1686, au prix de 7750 lirres. (Tabellionage de Rouen.)

4. C'est ce que laisse entendre De Visé dans le Mercure de jan- TÎer 1710.

sources. Dans les dernières années il se trouva donc fort gêné. A plusieurs reprises, il dut recourir à la complaisance des libraires qui s'étaient chargés de l'entreprise du Dictionnaire géographique et escompter à Tavance le succès de cette publication. Nous avons trouvé dans l'étude d'un notaire parisien un grand nombre d'actes qui ne laissent aucun doute à ce sujet. Le 8 avril 1706 (le Dictionnaire ne devait paraître qu'en 1708), il avait déjà reçu de Michel Brunet 1 200 livres, et à cette même date « il s'engageait à donner deux sous par livre audit sieur Brunet sur les profits qui lui reviendraient de son ouvrage, à condition qu'il voulût bien compléter la somme de 2 000 livres * ». Rien de plus attristant que la lecture de cet acte, au bas duquel le nom de Corneille est écrit de la main tremblante d'un vieillard aveugle.

Car il ne faut pas manquer de noter ce trait : tant de . lectures, un travail si exagéré lui avaient à la fin coûté la vue. Dès l'année 1704, un procès-verbal de l'Académie des Inscriptions ' portait cette mention : <( M. Corneille ne pouvant fournir sa tâche, à cause qu'il a la vue si faible depuis quelque temps qu'il ne lui en reste pas même assez pour se conduire, on a eu recours, etc.... ». L'année suivante, cette- même Compagnie avait dû le dispenser de tous les devoirs de sa fonction, et pour lui en conserver cependant les avantages on avait créé pour lui. le titre de çétéran '.

Et cette épreuve, de toutes peut-être la plus cruelle,

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