V. VI
3. Maximien Hercule (Ifarcas Aarelius Yalerianus Mazimianus; 250^10).
il a dû abdiquer le même jour que lui. Depuis il a vécu à Rome auprès de son fils Maxence; ensuite il s^est retiré à Trêves auprès de son gendre, l'empereur Constantin. Mais là il a bientôt senti Tamer regret du pouvoir perdu. Ces honneurs, qui ne sont plus* pour lui, ce titre d'empereur qu'il entend tous les jours donner à un autre, tout cela l'a fait souvenir de son ancienne fortune et a irrité son envie. Il voudrait connaître encore cet orgueil délicieux de ne sentir personne audessus de soi. Il a comme la nostalgie de l'empire et, pour le reconquérir, rien ne lui coûtera. Son gendre, sa fille même, il sacrifiera tout. Il se met à conspirer : il recherche des mécontents; il les rassemble, il exploite les mauvaises passions des autres pour satisfaire la sienne.
« Vous voulez la mort de l'empereur, lui dit-on. Mais il est votre gendre? Et que vous a-t-il fait? »
— Il est au trône, il règne.
Et dans rabaissement du rang où je me voi, Quiconque est au-dessus, est coupable vers mai ^... Non, non, plutôt sur moi tombe cent fois la foudre Qu*on m'oblige à changer ce que j'osai résoudl*e. J'arracherais ce cœur, s'il s'était démenti *.
Quand la conjuration est découverte et qu'on l'amène devant son gendre, il avoue sans remords l'attentat qu'il a entrepris sans faiblesse : il ne demande ni pitié, ni pardon.
Moi vivre ! moi de toi daigner recevoir grâce ! Je veux te faire voir, qu'indigne d'obéir.
Je sais braver les dieux qui m'ont osé trahir.... Voilà pour me punir d'avoir manqué ta chute.
Et comme je prononce, et comme j'exécute ' !