IL SE RETIRE DU CABTXET (1793J
ministre des États-Unis à Paris l’ordre de demander le ra|>|>el de M. Genet', et comme celui-ci, exaspéré par la mesure dont il était l’objet, redoublait d’insolence, Jefferson lui rompit en visière avec un superbe dédain. Ses amis l’approuvèrent, ses ennemis se turent; Washington lui sut gré de la vigueur avec laquelle il avait soutenu la cause du gouvernement américain. Pour comble de bonne fortune, les actes vexatoires de la Grande-Bretagne sur la presse des matelots et l’approvisionnement de la France par les neutres vinrent bientôt placer les partisans de l’alliance anglaise dans une situation semblable à celle que M. Genet avait faite aux amis de la France. Jefferson regagna un véritable ascendant sur le conseil, ltans presque toutes les discussions, son avis prévalut, et lorsqu’arriva le terme qu’il avait à l’avance fixé à ses travaux, il se retira triomphalement, emportant la confiance de la nation et de son chef, et léguant à son parti un grand l'apport au congrèsen faveur d’un système de représailles contre la Grande-Bretagne par voie de règlements commerciaux, l’un des thèmes favoris de la politique républicaine
1 Jefferson il Gouverneur Morris. Philadelphie, 18 août 1793. — Works of Jefferson , t. IV, p. 31.
* 31 Décembre 1793.